Reaction a chaud: SAW - James Wan

Reaction a chaud: SAW - James Wan
Film americain realise en 2004 avec Leigh Whannell, Cary Elwes et Danny Glover.




































Resume: Deux personnes se reveillent enchainees a la plomberie d'une lugubre salle de bain, avec un homme mort. Ils ne savent pas pourquoi ils sont la. Mais ils vont vite comprendre qu'ils sont pris au piege par un redoutable meurtrier qui force ses victimes a s'entre-tuer...

Il s'agit du film de serial killer le plus intelligent de ces dernieres annees. Tres bien ecrit, le recit tient en haleine jusqu'a la fin. L'ambiance tres poisseuse rappelle le SEVEN de David Fincher. J'ai surtout aime le decor de la salle de bain, dont les textures tres travaillees font penser au jeu video glauque SILENT HILL. Le long metrage se vit intensement, on ne s'ennuie pas une seconde, c'est un plaisir pour es yeux, les scenes violentes s'enchainent nerveusement jusqu'au denouement et son exceptionnelle surprise. Le gore est bien dose, un regal donc pour les amateurs d'intestins et de membres tranches.
Je regrette juste certains effets de style trop appuyes (comme les accelerations par exemple) qui ne renforcent pas vraiment l'impact des sequences. Mais il s'agit sans doute d'erreurs frequentes dans un premier film, vouloir des effets novateurs "qui claquent". De plus, une realisation plus posee avec des plans mieux composes aurait pu mieux choquer et destabiliser le spectateur.

En deux mots: un tres bon thriller horrifique, tres intelligent et bien ecrit, d'une qualite assez rare dans l'ensemble.




--14/20--

# Posté le mercredi 23 mars 2005 01:31

Modifié le mardi 20 septembre 2005 06:03

Peut-on TOUT montrer au cinema?

Peut-on TOUT montrer au cinema?
Dans IRREVERSIBLE de Gaspar Noe, un plan sequence montre un viol dans sa duree reelle, sans ellipse. Dans KEN PARK de Larry Clarck, une masturbation non simulee est montree en gros plan. Dans LA LISTE DE SCHINDLER de Steven Spielberg, on voit les juifs avoir peur lors de la celebre scene dite "des douches". Dans L.I.E de Michael Cuesta, on voit un jeune garcon a moitie nu dans les bras d'un pedophile. Dans ORANGE MECANIQUE de Stanley Kubrick, de nombreux viols sont commis et filmes froidement. Dans LA DERNIERE TENTATION DU CHRIST de Martin Scorsese, Jesus descend de la croix et doute de lui-meme tout en ayant une aventure avec Marie Madeleine.
Les exemples ne manquent pas. Peut-on TOUT montrer au cinema? Quelles sont les limites? Comme Louis Malle qui filme dans LE SOUFFLE AU COEUR la relation incestueuse entre une mere et son fils, tous les sujets sont-ils permis?

Gaspard Noe commet-il une faute de gout lorsqu'il tourne IRREVERSIBLE? A quoi servent ces films? Sont-ils vains? Pourquoi Tarantino fait-il de la violence un divertissement, quelque chose de beau et d'agreable a regarder? Les realisateurs sont-ils sadiques? Qu'a fait Mel Gibson d'autre que nous demontrer sa foi en tournant LA PASSION DU CHRIST?

L'art peut-il se complaire dans le voyeurisme?

# Posté le mercredi 23 mars 2005 16:37

MES GENERIQUES PREFERES

MES GENERIQUES PREFERES
Le generique de debut d'un film est une chose tres importante. C'est lui qui introduit l'action, qui plonge le spectateur dans l'ambiance voulue. Aussi je suis tres sensible au generique, meme si un bon generique ne prefigure pas toujours un bon film. Il peut etre plus ou moins long, sobre ou avec de multiples effets, apparaitre apres un temps de latence plus ou moins long apres le debut de la bande... Tout ces facteurs sont extremement importants.

Voici un classement de mes generiques de debut favoris, c'est con comme classement, mais donne-moi les tiens aussi!!!

NUMERO 5
LES AUTRES de Alejandro Amenabar. Petite musique douce, composee par le cineaste iberique himself et dessins en noir et blanc renvoyant deja a plusieurs scenes du film, ce qui est une tres bonne idee. Quoi de mieux pour rentrer dans cette fabuleuse histoire de fantome?

NUMERO 4
PANIC ROOM de David Fincher. Differents plans d'une grande ville americaine avec buildings, les noms qui defilent sont comme integres dans l'architecture des batiments, ils sont en trois dimensions et leur texture rappelle celle des immeubles. Excellent genrique pour un film qui ne l'est pas du tout.

NUMERO 3
MOULIN ROUGE de Baz Lhurman. Un rideau rouge. Un french can can tonitruant. Un petit chef d'orchestre qui introduit le film. C'est tres court, mais tres bien foutu, representatif de la perfection a venir.

NUMERO 2
LE FABULEUX DESTIN D'AMELIE POULAIN de Jean-Pierre Jeunet. Que dire? Une musique au piano de Yann Tiersen melancolique, voire triste, une petite fille qui s'amuse, ses actions correspondent au metier qui est presente (pour producteur, elle fait tourner une piece de monnaie, pour maquilleur elle se maquille la main, etc...), des images saturees et baveuses. Un generique plus que parfait!

NUMERO 1
IRREVERSIBLE de Gaspar Noe. Fond noir. Generique de fin, donc, il defile a l'envers, on commence par le bas. Silence, une infra-basse sourde. Plus on remonte et plus tout se decale, arrive en faut, le titre, puis une musique, mais trois fois rien, une percussion lourde et reguliere, puis les noms, un par un, en gros sur l'ecran, avec certaines lettres inversees. Tres sobre, mais quelle efficacite!

Mais j'en oublie. J'adore aussi celui de SEVEN ou de CUBE et plein d'autres auxquels je ne pense pas en ce moment...

# Posté le lundi 28 mars 2005 15:35

MES 2 DESSINS ANIMES PREFERES

MES 2 DESSINS ANIMES PREFERES
Voici PINOCCHIO de Walt Disney et PRINCESSE MONONOKE de Hayao Miyazaki, sans aucun doute les plus grands dessins animes jamais realises par la main de l'homme.




















PINOCCHIO
Datant de 1940 (!), le film n'a rien perdu de sa superbe. Il est de ces histoires d'ou on ne revient pas vraiment, qui ont berce notre enfance et qui, lorsqu'on les regarde aujourd'hui, ne sont rien d'autre que des histoires hors du temps. Aussi complexe soit-elle, celle de ce pantin de bois ramene a la vie grace au pouvoir de la fee bleue et qui reve de devenir un vrai petit garcon, touche tout le monde par sa perfection scenaristique et symbolique. On ne reviendra pas sur l'oeuvre originale de Collodi, car Walt Disney a su lui donner comme une seconde peau tout en respectant les aspects essentiels et occultant les cotes les plus sombres du conte (il ne faut pas oublier par exemple que Pinocchio se retrouve a un moment donne pendu a un arbre).
Un chef d'oeuvre d'animation, recompense par deux Oscars (celui de la meilleure musique et celui de la meilleure chanson originale), qui fascine encore, choque un peu (la scene ou Pinocchio se transforme en ane m'a toujours terrifie!) et qui garde toutes les caracteristiques du conte de fee intemporel.


--20/20--

PRINCESSE MONONOKE
Sorti en 2000 sur les ecrans francais apres un succes absolument phenomenal au Japon, il etait cense etre le dernier film du genie Miyazaki. Dessin anime en forme de conclusion donc, qui reunit les plus grands themes de l'artiste comme la tolerance, l'ecologie, la guerre, l'importance de la vie. Dessin anime en forme d'apotheose, histoire epique se deroulant dans le Japon medieval, a la structure et a l'aspect quasi documentaire, qui reunit la beaute somptueuse des paysages a celui d'une violence assez inedite. Miyazaki nous gratifie ici d'une realisation plus que parfaite, l'expression des personnages est tres bien rendue, les regards sont tres profonds (ah, la scene ou San mache la nourriture pour ensuite la faire passer dans la bouche d'Ashtaka blesse, comme un baiser, et son regard amoureux!) et l'action est eblouissante.
PRINCESSE MONONOKE est tres mature et complexe, il pose une reflexion primordiale. C'est a mon avis le meilleur dessin anime sorti ces dix dernieres annees et l'un des plus importants joyaux de l'animation internationale.


--20/20--

# Posté le mercredi 30 mars 2005 11:49

Modifié le mardi 20 septembre 2005 06:02

Reaction a chaud: LE CERCLE 2 - Hideo Nakata

Reaction a chaud: LE CERCLE 2 - Hideo Nakata
Film americain de 2005 avec Naomi Watts.

Touche pas a mes cheveux ou je te bute!
































Resume: Samara est de retour. Cette fois-ci, elle s'attaque a Aidan, le fils de Rachel, dont elle veut occuper le corps...

Comment detruire une quasi legende urbaine en trois lecons...

Mais que s'est-il passe dans la tete de Nakata, le geniteur nippon de l'oeuvre originale (voir plus loin dans ce blog)? Autant le dire d'emblee: Le Cercle 2 est un enorme navet et pire encore. Le cineaste "adapte" son film a un public ricain et les prend pour des idiots (a-t-il tort?): l'histoire est simplissime et deja-vue, le garcon sous l'emprise de forces superieures facon Sixieme Sens, non merci! On ne recule devant aucun cliche debile et Samara ne fait pas peur du tout, on ne frissonne pas une seule fois, un comble quand meme pour un film du genre! Nakata s'auto-parodie, il se moque de lui-meme, soumis aux rebondissements hollywoodiens factices, il filme sans conviction, sans passion et du coup, on le ressent, on s'ennuie ferme. C'est grandiose de platitude. Meme Shimizu avait fait mieux avec son THE GRUDGE amerloque. Naomi Watts tient ici son plus mauvais role. Mais que s'est-il passe?

En deux mots: Nettement inferieur au film de Gore Verbinski, Nakata se revelant mauvais realisateur pour cette commande americaine sans valeur. On rit tellement c'est a chier.




--06/20--

# Posté le mercredi 30 mars 2005 12:35

Modifié le mardi 20 septembre 2005 06:01