TAKASHI MIIKE

TAKASHI MIIKE

# Posté le mercredi 01 juin 2005 06:35

Reaction a chaud: LA MAISON DE CIRE - Jaume Collet-Serra

Reaction a chaud: LA MAISON DE CIRE - Jaume Collet-Serra
Film américain avec Elisha Cuthbert, Chad Michael Murray, Brian Van Holt, Paris Hilton (2005).

Resume: Un groupe d'amis prennent la route pour assister a un match de rugby. Croyant prendre un raccourci, ils se retrouvent dans les bois et en retard. Ils campent pour la nuit. Le lendemain, une des voitures est en panne. Ils se rendent dans un village isolé afin de chercher de l'aide. Ils y découvrent une étrange maison de cire, où les poupées cachent de véritables êtres humains...

Des clichés, le film en accumule des tonnes. On a comme l'impression d'avoir déjà entendu une pareille histoire et c'est sans surprise qu'on rejoint le groupe de potes pour une virée en forêt. Tout y est: le petit ami noir, la pimbèche blonde, le jeune un peu coincé, le frère boudeur, le couple. La narration s'éternise un peu au début, mais la réalisation est correcte, c'est vraiment de la série B.
Puis il y a tout de même un petit quelque chose qui se passe. Certaines scènes, je dois l'avouer, sont vraiment bien foutues et bien gores comme je les aime. Bon, on a du mal à comprendre la motivation du "tueur" mais ça se suit avec plaisir. Malgré bien sûr la présence de Paris Hilton, dont la beauté n'a d'égal que son jeu, affligeant. Mais la voir courrir en petite tenue dans les bois et crier, ça vaut le détour!
L'intrigue est simple, pas de prise de tête, ça se comprend du premier coup, ce qui n'est pas plus mal en fin de compte car pas question d'y retourner une deuxième fois. Les acteurs sont moyens mais de qualité suffisante pour y croire un minimum et nous permettre de sursauter par moment, bien que l'ambiance glauque ne soit pas vraiment au rendez-vous. Les artifices utilisés sont tous connus et on finit la projection sans surprise. Si, une petite quand même, histoire d'ouvrir sur une petite suite qui à mon avis n'aura pas lieu, sauf si le succès est au rendez-vous biensûr.

En deux mots: Un film de série B bien mené, mais très peu inspiré. Il faut de l'originalté que diable! De l'o-ri-gi-na-li-té!





--10,5/20--

# Posté le mercredi 01 juin 2005 16:52

Modifié le lundi 19 septembre 2005 04:02

Reaction a chaud: SIN CITY - Robert Rodriguez/Frank Miller/Quentin Tarantino

Reaction a chaud: SIN CITY - Robert Rodriguez/Frank Miller/Quentin Tarantino
Film américain avec Bruce Willis, Benicio del Toro, Michael Madsen, Elijah Wood, Mickey Rourke, Josh Hartnett, Clive Owen, Michael Clarke Duncan, Jessica Alba (2005).































Resume: Sin City est la ville des tous les vices et des pêchés, où des hordes de prostituées font la loi, où des tueurs exécutent des contrats de sang froid, où des flics corrompus jouent aux plus grands salauds, où des femmes fatales sont impliquées dans des complots, où la vangeance est un plat qui se mange froid, tout comme le corps des victimes...

Difficile de résumer un film au récit très éclaté, un peu à la Tarantino: on abandonne subitement un personnage pour un autre, en remontant dans le temps sans indice temporel et sans complexe. Mais le spectateur qui pénètre dans SIN CITY ne s'y perd pas. On y suit l'épopée vengeresse de plusieurs héros en mal d'amour, le long d'une route ensanglantée. Tout simplement sublime.
Au niveau graphique, c'est du jamais vu. Transposer la BD telle quelle au cinéma était un pari osé, mais dont tous les objectifs sont remplis avec succès. Le noir et blanc est magnifique, on a vraiment l'impression que les décors sont dessinés, les acteurs ressortent de l'image comme si leur mauvaise intégration était voulue. Les touches de couleur sont fluorescentes parfois et renforcent le caractère de certains protagonistes. La réalisation est de très bonne facture, les angles de vue sont recherchés et on sent que les deux réalisateurs ont pris du plaisir à monter leur oeuvre. Ce film est d'une plastique impeccable, rien à dire.
Le scénario se suit comme les tomes d'une bande dessinée, mais concentrés en un seul volume. Original, mais déroutant au départ. Le film a une unité, les intrigues s'entrecroisent, mais cela rend le tout moins abordable. Cependant, ce n'est en aucun cas un point faible ni même un défaut, étant donné que c'était le parti pris volontairement. Je dis seulement que je ne m'attendais pas à ça, mais plutôt à une histoire plus linéaire. C'est selon les goûts et les attentes de chacun.
Le long métrage ne demeure pas moins un pur concentré d'action, de violence et de rebondissements (mineurs mais rebondissements quand même), exactement dans la lignée de la BD de Frank Miller. La violence fait partie du spectacle, elle est même relativement poussée (beaucoup de membres y sont tranchés non sans humour, des têtes sont explosées sont l'impact des coups de poing, le sang se répand abondamment, un chien déguste les restes de son maître alors que celui-ci est encore vivant, bon point à Benicio del Toro, dont la tête décapitée parle encore, pour notre plus grand plaisir!), mais de la violence rare qui fait du bien aux yeux! On prend réellement beaucoup de plaisir à savourer certaines scènes bien gores.
Casting époustouflant, les acteurs sont excellents, Bruce Willis émouvant et Benicio del Toro charismatique au plus haut point. Mais je récompense Elijah Wood en absolu méchant, remarquable et délicieux, comme on aimerait en voir plus souvent.
En bref, ça cartonne dans tous les coins de rue, ça danse dans les bars des quartiers douteux, ça flingue sur les toîts des immeubles, ça zigouille au fond des ruelles sombres, ça complote dans les bureaux hauts placés, ça se venge encore et encore, ça tue et tue, tout au long de ce film remarquable, boudé au festival de Cannes et qui satisfera les amateurs de belles donzelles armées et de brutes épaisses au grand coeur. Et les autres aussi.

En deux mots: Un excellent film à l'esthétisme soigné, réalisé avec la passion et l'amour du travail bien fait. Un divertissement mené tambour battant, à ne rater sous aucun prétexte.





--14/20--

# Posté le mercredi 01 juin 2005 17:38

Modifié le lundi 19 septembre 2005 04:01

BAISE MOI - Virginie Despentes/Coralie Trin Thi

BAISE MOI - Virginie Despentes/Coralie Trin Thi
Film français avec Raffaëla Anderson, Karen Bach, Ouassini Embarek (2000).

































Resumé: Nadine et Manu sont deux filles dingues, qui règlent leurs soucis quotidiens en tirant sur tout ce qui bouge. Alcooliques, droguées et amatrices de gros calibres (dans tous les sens du terme), elles tracent leur route sans se poser de questions ni ressentir de pitié pour les victimes. Dans l'enfer, elles s'amusent.

"J'ai avalé de travers!"

BAISE MOI, interdit aux moins de 18 ans et interdit tout court dans de nombreux pays, est d'abord et avant tout un polar très noir à la française. Il ne s'agit aucunement de road movie pornographique, parce que là où nous emmène Despentes, ce n'est tout simplement plus de la pornographie.
Avant de pénétrer cette ambiance particulière, il faut tout simplement adopter une position, un regard bien spécifique, être averti du contenu de certaines scènes puis, prendre suffisament de distance. Car le film ne fait pas que d'aligner de la violence. L'introduction prend d'ailleurs le temps de bien présenter les personnages. Tandis que l'une se fait violer, l'autre liquide sa colocatrice et prend la fuite. Elles se rencontrent et place au carnage. Ainsi, on comprend très bien la motivation des tueuses, ce qui permet une identification assez claire. Le long metrage va donc plus loin que ce à ce qu'on pourrait s'attendre, malgré un titre relativement provocateur. Je n'ais ressenti aucune provocation dans la façon de mettre en image les péripéties et tout m'a semblé relativement cohérent et structuré.
Les actrices, pornographiques bien évidemment, ont un jeu très mauvais mais pour un film de cette trempe, on s'en fout un peu. Je pense que le film devait être tourné en DV, car le rythme images/seconde m'a semblé plus élevé que pour le format cinématographique. Pour les scènes de nuit, les images sont granuleuses. Du fait de tout ces facteurs, dont les mouvements tremblants de la caméra à l'épaule, on a l'impression d'un métrage amateur, ce qui renforce parfois la sensation de regarder un porno.
Les scènes de sexe sont très démonstratives mais la caméra ne s'attarde jamais sur des détails qui font l'apanage des pornos. Toutefois, même s'il fait passer IRREVERSIBLE pour un conte pour enfant, il reste infiniment moins percutant que ce dernier, Noé faisant preuve de beaucoup plus de recherche au niveau de l'ambiance et de la mise en scène. Noé dont Virginie est fan visiblement, puisqu'il y a de multiples référence à son cinéma tout au long du film.

En deux mots: Un film très cru mais qu'il serait dommage de prendre pour ce qu'il n'est pas. Il n'en reste pas moins un bon polar français.




--13/20--

# Posté le jeudi 02 juin 2005 14:53

Modifié le lundi 19 septembre 2005 04:01

Reaction à chaud: PAPA - Maurice Barthélémy

Reaction à chaud: PAPA - Maurice Barthélémy
Film français avec Alain Chabat et Martin Combes (2005).





















Résumé: Un père et son fils sont en voiture. Où vont-ils? D'où viennent-ils? Entre les blagues et les taquineries incessantes de son papa, l'enfant s'obstine à lui poser des questions sur ce qu'il s'est passé. Mais que s'est-il passé?

PAPA est un film frais et léger, très clair, très sensible et tendre, comme la relation qui unie un père et son jeune fils.
Toute la force et l'intérêt du film réside dans le fait que le réalisateur laisse planer le mystère sur le pourquoi du comment et distille les réponses aux questionnements par de petites touches subtiles. On subodore qu'il s'est passé quelque chose de grave, mais on ne veut pas y croire. C'est remarquablement bien écrit et on s'attache aux protagistes. Et si le film fonctionne si bien, c'est parce qu'il y a une réelle alchimie entre les acteurs. Certaines scènes, improvisées, sont d'un naturel surprenant. On découvre un Alain Chabat très émouvant, qui nous montre qu'il peut aussi bien être efficace dans les rôles moins drôles. Le jeune Martin Combes va lui aussi faire parler de lui, ça faisait longtemps qu'on avait pas vu un enfant aussi doué dans notre beau pays.
PAPA est un petit bijou de tendresse et d'émotion. Un histoire toute simple et drôle sur un sujet assez lourd. Je savais que ce film allait m'émouvoir parce que c'est mon sujet de prédilection, le regard d'un enfant et ses questionnements sur la mort et la vie en général m'émeuvent toujours, sans que je puisse me l'expliquer. Hommage à tous les papas de la Terre, et surtout le mien, comme je t'aime papa!

En deux mots: Une petite merveille aux couleurs des soirées d'été et au parfum de la provence, à ne pas rater, avec un Chabat grand acteur.





--15,5/20--

# Posté le jeudi 02 juin 2005 15:31

Modifié le lundi 19 septembre 2005 04:00