ELEPHANT - Alan Clarke

ELEPHANT - Alan Clarke
Court métrage britannique avec Gavin Bloomer, Barry Brent, Joe Cauley, Patrick Condren (1989).
























Résumé: Une série de meurtres politiques frappent la ville de Belfast.

Rarissime, le court métrage de 38 minutes mis en scène par Alan Clarke est celui qui inspirera plusieurs années plus tard Gus Van Sant pour son chef d'oeuvre du même nom! Produit par la BBC de l'Irlande du Nord, il raconte le conflit qui faisant rage dans ce pays, qui contrinua malheureusement au cumul des scènes de violence un peu partout. Sans commentaires, sans une ligne de dialogues, sans la moindre musique, Elephant ne donne aucun mobile pour les dix-huit meurtres commis sur toute la durée de la bande. Les meurtriers et les victimes sont des anonymes, des gens ordinaires, un effet d'autant plus fort que les lieux dans lesquels se déroulent les méfaits sont extraordinairement banals (piscine, restaurant, entrepôt abandonné, jardin public, bureaux, etc. Les victimes sont généralement en train d'effectuer des tâches quotidennes, de travailler. La réalisation est implaccable. L'anonymat est renforcé également par la position de la caméra, qui colle parfois au dos des personnages et cache leur visage (ambiguité du peuple des assassin et de celui des victimes!). Le cinéaste s'amuse à brouiller les pistes et absolument rien n'est dit, pas d'explication. Une étrange sensation de froideur s'en dégage et l'on ne peut que regarder avec beaucoup de détachement. Mais le malaise vient surtout de la façon dont sont agencés les plans et les séquences.
Elephant se compose de 117 plans répartis sur 18 séquences, dont chacune correspond à un meurtre. Chaque séquence contient de trois à dix plans dont la moyenne est cinq à huit plans. La plupart des séquences commencent par un plan d'ensemble permettant de situer chaque action : on y voit soit un meurtrier soit sa victime, que la caméra suit longuement. Après que le meurtre est commis, la caméra s'attarde sur le cadavre pendant parfois plus de vingt secondes. Les représentations de chaque acte meurtrier comprennent en général des plans rapprochés des assassins, toujours montrés de profil, et des gros plans de leurs armes qui s'enchaînent rapidement les uns aux autres créant ainsi le sentiment d'un brouillon d'images. Parfois, les images d'une victime qui s'écroule font partie de cette succession de plans, ou encore, celles d'un cadavre sur lequel l'arme est déchargé. Les personnes tuées sont cadrées dans des positions diverses. Notons aussi que les plans sont d'une durée équivalente à celle des espaces traversés, une donnée que reprendra Gus Van Sant pour son film sur les incidents mortels de Colombine.
Les fond sonores sont très élaborés et renforcent l'immersion ainsi que l'intensité dramatique: on distingue par exemple les aboiements d'un chien, des bruits de la circulation automobile ou encore des voix humaines. Le court métrage recommence sans cesse, c'est un cycle perpétuel, après un meurtre, un autre va survenir et ainsi de suite. Lors de la dernière séquence, on suit les déambulations d'un homme avant que ce dernier ne se fasse brutalement assassiné. Alan Clarke embrouille encore une fois l'esprit du spectateur. On ne peut qu'admirer les partis pris stylistique et la façon dont le cinéaste traite d'un sujet difficile dont l'Irlande est encore ébranlée.

En deux mots: Un court métrage violent qui ne peut que provoquer chez le spectateur un profond malaise. Magistral!




--19/20--

# Posté le mercredi 14 décembre 2005 03:40

Réaction à chaud: KING KONG - Peter Jackson

Réaction à chaud: KING KONG - Peter Jackson
Film américain avec Jack Black, Naomi Watts, Adrien Brody, Thomas Kretschmann, Andy Serkis, Jamie Bell (2005).


































Résumé: New York, 1933. Ann Darrow est une artiste de music-hall dont la carrière a été brisée net par la Dépression. Se retrouvant sans emploi ni ressources, la jeune femme rencontre l'audacieux explorateur-réalisateur Carl Denham et se laisse entraîner par lui dans la plus périlleuse des aventures... Ce dernier a dérobé à ses producteurs le négatif de son film inachevé. Il n'a que quelques heures pour trouver une nouvelle star et l'embarquer pour Singapour avec son scénariste, Jack Driscoll, et une équipe réduite. Objectif avoué : achever sous ces cieux lointains son génial film d'action. Mais Denham nourrit en secret une autre ambition, bien plus folle : être le premier homme à explorer la mystérieuse Skull Island et à en ramener des images. Sur cette île de légende, Denham sait que "quelque chose" l'attend, qui changera à jamais le cours de sa vie... -Résumé Allôciné-

Skull Island a enveloppé cet article dans un épais brouillard...


"Je ne vois qu'une seule créature capable de faire des traces pareilles: l'abominable homme des neiges!"

Il était une fois un petit garçon qui, seul devant sa télévision, restait scotché devant un des films qui révolutionna le cinéma en son temps: King Kong. Il en restera marqué à vie et cette expérience aiguilla toute son existence. Le lendemain, il demanda une caméra à son père et commença à filmer. Une passion est née. Ce petit garçon s'appelle Peter Jackson et plusieurs années plus tard, il décide enfin de réaliser son rêve le plus cher, celui qui allait sceller à jamais son nom au cinéma, forme d'art à laquelle il rend un vibrant hommage. Ce devait être lui qui devait mettre en scène le remake de ce film culte de 1933 et personne d'autre. Comme si, après ça, il pouvait mourrir tranquille. C'est beau la passion. C'est beau le cinéma. Le montage terminé il y a à peine quelques jours, la bobine arrive dans une salle près de chez moi et c'est à la toute première scéance que je m'y rend avec hâte. Et c'est les larmes aux yeux que j'ai quitté la salle, sidéré par tant d'émotion et tant de beauté. Car ce King Kong là... Putain, ce King Kong là...
Je n'ai malheureusement pas vu la version originale de 1933, à part quelques rapides extraits. J'ai donc découvert les détails de l'histoire en même temps que le film, mais bien sûr, je connaissais les grandes lignes, tout le monde les connait. Je ne m'aventurerais donc pas à faire une comparaison entre les deux versions, cela me semble couler de source.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Peter Jackson prend son temps. Le temps de présenter l'époque, le lieu, les ambiances, pour glisser subtilement vers un premier personnage, celui de Anne, interprété à la perfection par ce qui constitue sans doute l'une des actrice les plus douée de sa génération, j'ai nommé la talentueuse Naomi Watts. Rares sont les cinéastes qui prennent cette liberté de temps là, tout à fait indispensable pour adhérer à l'histoire et à sa crédibilité. Jack Black entre en scène, parfaite incarnation des cinéastes des années 30, la gueule un peu à la Orson Welles même, lui aussi excellent acteur. Karl est prêt à tout pour faire son film, il est prêt à risquer jusqu'à sa vie et même celle des autres. Il est complètement aveuglé par le succès et l'argent. Néanmoins, il est attachant, surtout grâce à son humour. Arrive ensuite Adrien Brody, le meilleur à mon avis, le plus beau, le plus charismatique, il est tout à fait à sa place dans ce rôle d'écrivain de pièces de théâtre prêt à tout pour sauver sa belle. Comme dans SDA, l'humour est donc très présent, surtout dans la première moitié du film. Et comme dans SDA, je trouve qu'il est assez maladroit. Enfin, j'ai trouvé qu'il était assez maladroit au début. On change vite d'avis par la suite car vu la densité et l'intensité de la suite du (très) long métrage, l'humour était donc de mise. Et puis c'est un film d'aventure donc, impossible de faire sans. Notons aussi la surprenante présence de l'allemand Thomas Kretschmann, qu'on a pu apercevoir dans Immortel d'Enki Bilal et surtout dans La Chute, lui aussi excellent acteur dans un costume sur mesure. Et comment ne pas passer à côté de Jamie Bell dans le rôle de Jimmy, qui a bien grandi depuis Billy Elliot.
Une fois l'univers installée, une fois les présentations faites et les enjeux clairement identifiés, nos petits héros embarquent pour un monde encore inconnu dont personne n'est jamais revenu. L'arrivée sur Skull Island est tout bonnement époustouflante et c'est à ce moment là que l'humour s'estompe pour laisser quasiment place à l'horreur. Toute la séquence avec les indigènes est absolument parfaite, les costumes et les maquillages sont splendides, on se croirait tout à coup dans un méchant film de cannibale. La musique en est évidemment pour beaucoup dans cette impression. C'est violent, c'est horrible, c'est délicieux! Les idées sont poussées jusqu'au bout. Une autre scène culte: un carambolage de bronchiosaures JAMAIS VU AU CINEMA qui fait passer Jurassic Park pour un vulgaire film animalier pour enfants. La scène est proprement hallucinante, même si on regrettera (et c'est valable pour un bon nombre de plans) des incrustrations de personnages dans des décors truqués ratés. Et maintenant le clou du spectacle, le combat entre King Kong et les T-Rex, à en pisser dans son froc, à en jouir de bonheur, à en chialer de beauté! C'est long, c'est violent, c'est magistral, c'est merveilleux, je ne sais plus quels superlatifs employer. Les larmes ont coulé sur mes joues tellement c'était beau, ce qui m'ait encore jamais arrivé (chialer devant des effets spéciaux, mouais...). Vraiment, du très très grand spectacle. Mais parlons quelques instants de Kong, puisque c'est celui pour lequel on est aller le voir. Son animation est parfaite, zéro défauts, son regard est étonnament profond et on ne peut qu'être attaché à cette (gigantesque) boule de poils, une mimique, une expression, et on sent notre coeur adhérer immédiatement. Peter Jackson a tout de même réussi à créer les deux personnages en images de synthèse les plus crédibles de l'histoire du cinéma: Gollum et Kong. Certains diront que cela perd de son charme parce que dans les autres versions, le gorille était interprété par un homme. Mais il ne faut pas oublié que derrière lui se cache aussi un homme: Andy Serkis. Donc même si la technique est différente, le résultat est le même, en plus impressionnant, en plus réaliste.
D'autres mauvaises langues diront que l'histoire d'amour entre la belle et la bête n'est elle pas aussi crédible qu'avant. Bon, comme je n'ai pas vu les versions antérieures, je vais éviter de me prononcer, mais je n'ai rien remarqué de bancal dans leur relation, au contraire, je trouvé l'attachement réciproque très beau et très touchant. Encore d'autres mauvaises langues critiqueront le fait qu'il y ait moins d'érotisme mais il faut replacé les films dans leurs époques respectives. Dans les années 30, jusque dans les années 50 à peu près, les films avaient de fortes connotations sexuelles parce que c'était cela qui attirait les foules (comme l'explique très bien l'une des premières scènes du film d'ailleurs). Aujourd'hui, même si certains instincts sont toujours présents chez mâles et femelles, le cinéma a changé. Et même, j'ai trouvé Naomi Watts très sexy dans sa petite nuisette qu'elle trimballe durant tout le film. Là aussi, je n'ai rien remarqué de vraiment choquant, rien qui m'ait réellement interpelé. Enfin, encore d'autres mauvaises langues diront que Peter Jackson n'a rien osé au niveau scénaristique et qu'il est resté très fidèle à l'oeuvre originale. Mais je pense que son but n'était pas de transformer le film qui l'a fait devenir cinéaste quand il était enfant. Je pense qu'il voulait simplement remettre au goût du jour ce qui a provoqué en lui cette passion du cinéma pour la faire découvrir aux plus jeunes et transmettre sa passion à de futurs réalisateurs. Et à n'en pas douter, ceux qui ne connaissent pas King Kong tomberont immédiatement sous le charme de ce long métrage intense, qui se regarde en apnée, sans respirer, tout s'avale comme ça.
Voilà donc ce que le cinéma américain peut nous offrir de meilleur et par pitié, arrêtez de penser que blockbuster = daube, ce film prouve le contraire. Peter Jackson est un artiste, il prouve avec King Kong qu'il peut faire aussi bien, sinon mieux que les maîtres incontestés du divertissement, comme Steven Spielberg. Les trois heures filent à la vitesse de l'éclair et on en ressort complètement retourné par tant de beauté, tant d'émotion, tant de talent. Peut-être la photographie, effectivement un peu fade, n'est pas celle qu'on attendait (par rapport au travail effectué sur SDA), ainsi que la musique sans thème très net, mais ce ne sont que des détails devant le formidable travail qui a été fait. Du grand art, on a enfin un excellent jeu d'acteurs, on a enfin une histoire passionnante (même si elle n'est pas originale), enfin ça bouge, enfin de l'émotion, ça commencait à me manquer. Ca fait partie de ces rares films où lorsque l'on ressort de la salle, on se dit:
"Vive le cinéma!"


En deux mots: Peter Jackson atteint des sommets: excellente mise en scène, excellents acteurs, excellents effets spéciaux, tout est réuni pour trois heures de pur bonheur cinématographique! Vive le roi Jackson! Vive le cinéma!





--18,5/20--

# Posté le jeudi 15 décembre 2005 04:15

Modifié le jeudi 15 décembre 2005 06:16

Les personnages emblématiques du cinéma (9) : Voici un article présentant un personnage emblématique, un de ceux qu'on oublie pas, un deux ceux qui nous aura marqué à jamais...

Les personnages emblématiques du cinéma (9) : Voici un article présentant un personnage emblématique, un de ceux qu'on oublie pas, un deux ceux qui nous aura marqué à jamais...
AMBLIN7





Anakin Skywalker

Enfant né d'une prophétie, probablement conçu par la volonté de la Force, Anakin Skywalker a laissé une marque indélébile sur l'histoire de la galaxie, la conduisant à travers des périodes de bien et de mal. Enfant esclave sur Tatooine, Anakin et sa mère Shmi ont été vendus par leur propriétaire, Gardulla the Hutt, au vendeur de ferraille Toydarian, Watto. Il avait la réputation d'être capable de tout réparer. Tellement incliné techniquement et à l'âge de 9 ans, Anakin construisit un droïde de protocole - C-3PO - pour aider sa mère. Anakin Skywalker était le seul humain connu capable de man½uvrer les vitesses extrêmes du Podracing, grâce ses réflexes extraordinaires lui donnant l'avantage dont il avait besoin pour rester au même niveau que ces compétiteurs. Les réflexes d' Anakin étaient le produit des intuitions de la Force. La sensitivité à la Force d' Anakin et ses talents de coureur lui ont permit de croiser chemins avec le maître Jedi Qui-Gon Jinn et la jeune reine de Naboo, la reine Amidala. Ils étaient les fugitifs de l'embargo de Naboo fait par la Fédération du Commerce et ils avaient besoin d'un passage vers Coruscant. Pour gagner les pièces, pour leur vaisseau endommagé, Anakin a brillamment forgé un pari qui dépendrait du résultat de la course classique de Boonta Eve, qu'il remporta avec brio. Il devient l'apprenti d'Obi-Wan Kenobi, qui l'aimera comme un frère. Mais Anakin est aussi talentueux qu'orgueilleux, il est ambitieux, révolté contre les agissements de l'Ordre des Jedi qu'il suppose comploter contre son ami le Chancelier. Influençable, rempli de colère et d'amour, effrayé à l'idée de perdre celle qu'il aime, il cède doucement au côté obscur et devient Dark Vador. C'est le père de Luke et de Leia Skywalker. Avant de succomber à ses blessures, il regrettera toute son horrible oeuvre. C'est un personnage passionnant sur beaucoup d'aspects, il incarne à lui seul toute l'ambiguité et l'ambivalence de la méchanceté au cinéma. Car il y a du bon en lui, c'est évident.

# Posté le jeudi 15 décembre 2005 13:11

Modifié le jeudi 15 décembre 2005 13:26

Reprise des activités

Reprise des activités
AMBLIN7






Les vacances sont finies! Pour fêter la fin d'année je vous propose tout d'abord le classement de mes films préférés de l'année 2005. Et pour fêter les 1 an de Amblin7 (et oui, un an déjà!), je vous propose mon Top 50 de mes films préférés de tous les temps. En outre, plusieurs critiques sont également à prévoir! COMING SOON!

Je vous souhaite à tous d'agréables fêtes de fin d'année!

Tom

# Posté le jeudi 15 décembre 2005 14:17

Modifié le mardi 27 décembre 2005 04:21

Réaction à chaud: LE TIGRE ET LA NEIGE - Roberto Benigni

Réaction à chaud: LE TIGRE ET LA NEIGE - Roberto Benigni
Film italien avec Roberto Benigni, Nicoletta Braschi, Jean Reno (2005).






















Résumé: Attilo est poète et, comme tous les poètes, c'est un grand rêveur. Chaque nuit, il fait le même rêve, celui où la femme idéale lui parle d'amour. Et voilà qu'il la rencontre, la femme de ses rêves, en chair et en os au cours d'une conférence d'un ami irakien ! Pas une minute à perdre pour la séduire. Mais Vittoria semble inaccessible et s'évapore dans la nuit. Quand Attilo apprend que Vittoria a disparu lors de son voyage en Irak, il décide d'aller la retrouver envers et contre tout. -Résumé Allôciné-

Après l'émouvant et le coup de génie de La Vie est Belle, après une tentative stupide de réadapter Pinocchio, Roberto Benigni revient avec la formule qui a fait le succès de son film sur les camps de concentration. Quelle formule? Faire rire avec l'horreur, un décalage qui arriverait à nous persuader que la vie est finalement belle. Dans son opus précédent largement récompensé, le cinéaste avait vraiment réussi le juste équilibre, il avait réussi à trouver le ton juste, en faisant preuve d'originalité et d'humanisme. Malheureusement, Le Tigre et la Neige ne parvient pas à parvenir à cet équilibre, le film se balance constamment, entre bonnes idées et ratages, entre émotion bien réelle et une naiveté extrême. Naif, c'est bien ce qu'est Benigni lorsqu'il tente de nous faire croire à cette guerre qui fait rage, dans des décors carton pâtes ou numériques de la ville ravagée de Bagdad. Notons que c'était également le défaut majeur de La vie est Belle. Mais rassurons-nous en nous disant que le réalisme n'est pas ce que recherche l'acteur italien, mais ce qu'il veut c'est faire passer une émotion, aussi peu élaborée soit-elle. Sur ce point, il réussit par moment (toute la fin) et échoue à d'autres (la plupart des scènes à Bagdad).
Le film est toutefois animé de bonnes idées, pacifisme, critiques, empathie pour un peuple aveugle, critique même de la religion, avec cette prière récitée avec une tapette à mouche, et une mouche écrasée au moment de "et délivre nous du mal!" ou encore lors de la scène, magnifique, du suicide. Poète, optimiste, le protagoniste ne perd jamais espoir et le film retombe un peu comme un soufflet lorsqu'il doit rechercher les remèdes pour guérir celle qu'il aime, une quête vaine, mais une lumière qui ne s'éteint jamais. On suit agréablement les péripéties, même si les exagérations de Benigni au niveau gestuel et verbal peuvent exaspérer. Ce serait un peu comme un De Funès qui en ferait de trop. Toutefois, il est attachant, on se surprend à vibrer avec lui, et c'est finalement ce qui compte. La poésie est partout, le monde est poésie, toute chose est possible, même les plus folles, c'est ce qui nous reste de la vision de ce film sans prétention aucune. L'investissement et la passion se ressente, la bande en suinte. Ce Benigni aime la vie et c'est ce qu'il tente de nous faire partager, sa passion de la vie, même si elle est pas toujours comme on voudrait qu'elle soit, même si parfois les temps sont durs, la vie nous possède et nous devons de la posséder en retour.

En deux mots: Un film inégal, mais qui remplit son contrat, nous faire voir la beauté au delà des choses!




--14/20--

# Posté le mardi 27 décembre 2005 07:44