Réaction à chaud: ANGEL-A - Luc Besson

Réaction à chaud: ANGEL-A - Luc Besson
Film français avec Jamel Debbouze, Rie Rasmussen, Gilbert Melki (2005).



































Résumé: Un jeune homme qui ne s'aime pas va apprendre à s'aimer au contact d'une jeune femme qu'il rencontre à Paris... -Résumé Allôciné-

Rarement un aussi grand mystère avait été gardé autour du nouveau projet de Luc Besson. Et pas des moindre puisqu'il s'agit de son grand retour derrière la caméra. Après de nombreuses productions affligeantes et détruisant un à un nos chers petits neurones, son film se devait de faire "boum", comme un mini big bang dans un paysage meurtri par des bandes d'une nullité grandiose (Le Transporteur, une belle merde). On peut déjà affirmer que le silence entourant le long avant sa sortie était une bien mauvaise tactique. Faut-il rappeler que plus un film est attendu et plus l'exigence du spectateur devient importante. Dans le cas d'Angel-A, les espérances sont loin d'être comblées, même si... même si... le film a un certain charme, un petit quelque chose qui le rend séduisant et in fine agréable à regarder...
A commencer par la photographie, sublime. Ca faisait longtemps qu'on avait pas eu droit à un véritable noir et blanc, qui ajoute à l'oeuvre une douceur visuelle assez impressionnante. Le noir et blanc a quand même plus de caractère, surtout lorsque les noirs sont si profonds et les blancs si éclatants. Je suis impatient de voir le résultat en numérique sur DVD. La mise en scène, même si elle n'est pas exceptionnelle, est à la hauteur d'un Luc Besson "bas de gamme". On sent quelques facilités parfois, mais rien de vraiment critiquable. La majorité du film repose ensuite sur le jeu des acteurs, et quels acteurs! Jamel debbouze est vraiment parfait, drôle, touchant. Pas un bégaiement qui a pourtant fait sa marque de fabrique, pas d'excès vocaux ni d'agitations hystériques, rien que du sincère, du profond, du touchant. Et là où il transcende tout, où il traverse l'écran pour pénétrer dans le regard du spectateur et l'atteindre de plein fouet, c'est indéniablement la scène du mirroir, un face à face touchant sans le moindre faux pas, long plan séquence, lent travelling, des larmes...réelles... et le tour est joué, on est conquis! (hein oui ma Rox?) Quant à Rie Rasmussen, immense blonde d'1m80 parfaitement dysproportionnée, aux jambes et aux bras tentaculaires, un ange pétasse qui fume comme un pompier, elle est attachante dans ce rôle taillé (hum) sur mesure, bien qu'ayant un accent à couper au couteau qui ne nous laisse pas tout comprendre. Un duo qui fonctionne très bien, soutenu par des dialogues assez savoureux, bien que parfois un peu trop moralisateurs mais vraiment, je chipote là.
Le scénario quant à lui reste le point négatif. Il est assez classique, très linéaire, et le chmilblik avance assez lentement. Il y a quelques bonnes choses, quelques bonnes idées introspectives, quelques bonnes leçons de vie et d'amour de soi-même. Certaines personnes auraient cruellement besoin d'une angel-A pour se sentir mieux! Lorsque l'on sort de la salle, on a pas vraiment l'impression d'avoir vu un film unique, mais surtout un film simple et beau. Les derniers plans sont sublimes, et pourtant il aurait été aisé de les rater. Bref, rien de vraiment différent, rien de vraiment à part, rien de ce que l'on était en droit de s'attendre, mais il reste qu'il s'agit d'un long métrage qui se regarde avec un grand plaisir, sans honte aucune.

En deux mots: Un petit film sympatoche réalisé par un petit Luc Besson, avec un très très grand (contrairement aux apparences) Jamel Debbouze dedans!




--13/20--

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 17:32

FRENCH CONNECTION - William Friedkin

FRENCH CONNECTION - William Friedkin
Film américain avec Gene Hackman, Roy Scheider, Tony Lo Bianco (1971).


















Résumé: Jimmy Doyle et Buddy Russo forment la meilleure équipe de la brigade des stupéfiants de New York. Une de leurs enquêtes les mène à une filière française, dont l'un des relais serait une boutique de confiserie à Brooklyn... -Résumé Allôciné-

William Friedkin a, avec deux films, transformé à tout jamais le cinéma. Tout d'abord avec L'Exorciste, qui terrorisa les spectateurs du monde entier, mais surtout avec ce qui constitue indéablement son chef-d'oeuvre, French Connection. Au sortir des salles, le public est estomaqué et les critiques ne savent plus quels superlatifs employer pour décrire l'oeuvre. L'Académie des Oscars ne s'y est pas trompé et lui a décerné cinq récompenses dont celui du Meilleur Film et du Meilleur Acteur pour la performance proprement hallucinante de Gene Hackman. French Connection, sous de multiples aspects, a révolutionné le septième art. Voilà pourquoi.
En 1962, les inspecteurs de la brigade des stupéfiants de New York, Eddie Egan et Sonny Grooso, mettent la main sur 50 kilos d'héroine. La drogue était cachée dans la voiture de Jacques Angelvin, célèbre animateur de la télévision française, alors en tournée promotionnelle aux Etats-Unis. La saisie, qui fait suite à plusieurs semaines d'enquête, est un coup dur porté à cette filière du trafic de drogue, qui prend sa source à Marseille avant d'atterrir dans les rues de New York. Un réseau de grande ampleur que les archives du crime classent sous le nom de "French Connection". Placés sous haute surveillance, les 50 kilos d'héroine disparaissent pourtant du commissariat de New York. Très vite, une rumeur se répand: un membre de la SIU (Special Investigation Unit - l'unité de la police de New York) serait impliqué dans le vol. Après vérification, sur les quelques 70 membres de la SIU, 52 sont finalement inculpés d'infractions majeures! La drogue dérobée aurait donc été remise sur le marché, dans les rues de New York. Quant aux véritables "têtes pensantes" du réseau, elles ne sont jamais retrouvées.
Tiré donc de faits réels, le film fait rapidement le lien entre la France et les Etats-Unis à l'aide d'un prologue se déroulant à Marseille. Ce qui surprend immédiatement: la caméra à l'épaule et l'aspect très "cru" de l'image, quasi documentaire. On se dit immédiatement que l'on va avoir à faire à du cinéma très réaliste et c'est évidemment le cas. Tout est filmé en lumière naturelle et les décors ont été choisis avec soin pour que ce soit le plus glauque possible. Les bas-fonds de Brooklin sont aussi bien filmés que les ruelles ensoleillées de Marseille. La mise en scène est PAR-FAITE, sans aucune faille, certains plans sont magnifiques et les séquences d'action stupéfiantes, j'y reviendrais plus tard. Aussi, certains plans semblent être pris à l'arraché, comme volés dans les rues, ce qui accroît considérablement ce sentiment de réalisme extrême, on a parfois l'impression de regarder un documentaire d'investigation. Le chef-d'oeuvre de Friedkin est également surprenant au niveau des personnages qu'il met en scène et plus particulièrement de Jimmy "Popeye" Doyle, le protagoniste, interprété à la perfection par Gene Hackman. Popeye est sans doute l'un des meilleurs personnages de l'histoire du cinéma: flic sombre, d'apparence antipathique, terriblement raciste, violent, abusant allègrement de son statut de policier. On est très loin du héros gentillet se battant contre le mal. Ce qui permet au spectateur de s'identifier à lui? Sa quête contre le crime qu'il veut à tout prix achever et le fait qu'il soit très crédible, tout simplement humain. Popeye n'est ni bon, ni mauvais, ni noir ni blanc, il est gris, comme tout le monde.
Mais malgré le fait que ce soit adapté d'un véritable fait divers, cela reste un pur objet de divertissement et donc il se doit de respecter un cahier des charges précis, comme un scénario intéressant et très bien rythmé, associé à une esthétique particulière. En outre, le long métrage contient en son centre la plus impressionnante course poursuite de l'histoire du cinéma, enfin, à mon avis (mon dieu, que de superlatifs!!! La note finale se dessine déjà dans ma tête). Elle met en scène Popeye poursuivant un métro suspendu. Proprement hallucinante, elle cloue au siège par son réalisme et sa longueur, les bruits environnants sont très bien restitués, il n'y a aucune musique, c'est d'une violence assez stupéfiante et inédite. Franchement j'étais sur le cul. Mais il y a aussi les scènes de filatures, très bien orchestrées, c'est un chasser-croiser surprenant que nous offre là William Friedkin. Sans rien exagérer, je comprends maintenant pourquoi il a la réputation d'être un film culte. Mais c'est plus que cela, c'est un chef-d'oeuvre, visuellement crade et cru, prenant et captivant de bout en bout, digne de figurer dans les annales du cinéma!

En deux mots: French Connection est un chef-d'oeuvre!!!




--20/20--

# Posté le lundi 09 janvier 2006 07:28

MON TOP 50: 50 Films / 50 plaisirs..... N.B.: Il s'agit d'un TOP 50 strictement personnel et subjectif qui ne tient pas forcément compte des notes qui ont pu être attribuées à chacunes des oeuvres tout au long de ce blog.

NUMERO

36


Sailor et Lula
David Lynch


Une histoire d'amour étrange, un road movie bizarre, sur une longue autoroute sinueuse jonchée de personnages grotesques. Un délice pensé par Lynch.




AMBLIN7
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# Posté le lundi 09 janvier 2006 16:46

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NUMERO

35


Signes
M. Night Shyamalan


Les Oiseaux version E.T., La Guerre des Mondes version huit-clos obsédant, une attaque extra-terrestre vue de l'intérieur d'une petite famille tranquille. Un bijou.




AMBLIN7
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# Posté le lundi 09 janvier 2006 17:26

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NUMERO

34


Fight Club
David Fincher


Tyler Durden a dit de ne jamais regarder ce film. Tyler Durden est un grand homme. Frémissez devant Tyler Durden.




AMBLIN7
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# Posté le lundi 09 janvier 2006 17:38