TOP 50: MES DIX FILMS CULTES

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LES DIABOLIQUES

HENRI GEORGES CLOUZOT



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Critique:

D'abord convoité par Sir Alfred, le scénario est d'un génie à laisser pantois. Lors de sa sortie en 1954, les spectateurs hurlaient lors des scènes les plus violentes et lors des retournements de situation. Rarement écriture aura été aussi parfaite, c'est tellement rare de nos jours, que ça me ferais presque regretter de ne pas avoir vécu les années 50. C'est diabolique comme ce film a cinquante ans d'avance sur le cinéma actuel! Autant dire qu'il n'a pas du tout vieilli et que son atmosphère inquiétante agit toujours encore aujourd'hui devant nos yeux émerveillés. Le suspense est à s'arracher les cheveux et la fin est à en pleurer tellement c'est bien foutu. Diabolique.
La mise en scène, toute en subtilité, accroche dès les premiers cadrages et mouvements de caméra et les images superbes, photographie noir et blanc impeccable. Les acteurs sont inoubliables, Signoret, Meurisse, Serrault, Lefebvre...
Un film très noir, très sombre, qui recèle de nombreux secrets, et cette malle qui contient le cadavre, cette malle qui arrive encore à nous faire peur. Et le bruit de la machine à écrire... diabolique! Des détails, des plans fixes silencieux, des regards effrayés, des enfants qui affirment avoir vu un fantôme... diabolique! Pessimiste, cynique, cruel, violent, le film se grave dans la mémoire pour ne plus jamais s'effacer. Les mots me manquent. Et après avoir survécu à la révélation finale, qui conserve son impact inoui, que dire de ce petit garçon qui persiste à croire en la résurrection des morts? Dit-il vrai? Clouzot nous plonge alors dans un tourbillon de questionnements, un enfer de mensonges et de tromperies qui atteignent avec ce film leur apogée la plus splendide.




Les Diaboliques a été l'un de mes chocs cinématographiques. Effrayant, morbide, le scénario est l'un des meilleurs jamais écrit, la scène finale est presque à mourrir d'effroi et la révélation l'une des plus déroutante de l'histoire. Un chef-d'oeuvre absolu, l'un de mes dix films cultes.




AMBLIN7
TOP 50: MES DIX FILMS CULTES

# Posté le mercredi 25 janvier 2006 05:22

Modifié le mardi 31 janvier 2006 09:26

Réaction à chaud: THE KING - James Marsh

Réaction à chaud: THE KING - James Marsh
Film américain avec Gael Garcia Bernal, William Hurt, Paul Dano, Laura Harring (2006).





















Résumé: Elvis Sandow, un jeune marin de 21 ans qui vient de quitter la Navy, est à la recherche de son père qu'il n'a jamais connu. Il découvre que celui-ci est en fait le pasteur d'une église baptiste en plein essor du Texas. Marié à une femme ravissante, Twyla, et père de deux enfants magnifiques, Malerie et Paul, le pasteur ne veut rien avoir à faire avec Elvis qui lui rappelle un passé à la marge. Petit à petit, Elvis commence à infiltrer la famille et tout est prêt pour un déchaînement de violence dans des proportions bibliques. -Résumé Allôciné-

Mercredi 25 janvier 2006. Examens finis, un peu de temps libre entre un rapport de stage à rédiger, je décide de me pointer au cinoche histoire de me faire une toile pénard. j'hésite entre Jarhead et Munich, il y a du monde, des files immenses à pratiquement toutes les caisses. Bon, j'opte finalement pour un petit film, The King. Pourquoi? Son casting démentiel: Gael Garcia Bernal s'il vous plaît dans le rôle principal, découvert dans le moyen La Mauvaise Education de Sir (?) Pedro Almodovar où il nous avait sidéré dans un rôle de véritable psychopathe; William Hurt, le grand William Hurt vu dernièrement dans A History of Violence; Laura Harring (!!!) que je n'avais pas revu sur grand écran depuis Mulholland Drive de David Lynch; Paul Dano (!!!!) que j'adore, un jeune acteur que l'on ne voit que très rarement et qui est sur le point de devenir un très grand acteur, que l'on a pu voir dans L.I.E ou dans The girl next door. Bref que du très bon. Et ben Tom quand il voit ça ne peut s'empêcher de demander une place pour The King, s'installer confortablement dans son siège, la salle est vide, personne, c'est l première fois que ça m'arrive. Les lumières s'éteignent, c'est parti!
Autant le dire d'emblée et ne pas faire durer un suspense inutile: The King est un échec. Bon, n'exagérons rien tout de même, on dira un semi-échec. Là où le réalisateur fait des erreurs, c'est de présenter un héros beaucoup trop froid, on a du mal à cerner sa psychologie et certaines de ses réactions m'ont semblé parfois illogiques. Gael Garcia Bernal est étriqué dans ce rôle et son mutisme, son aspect très monolitique, gène quand énormément. Le jeu de l'acteur, bien que correct, reste très inférieur à ce qu'on a déjà pu voir de lui, notamment dans le film du célèbre cinéaste ibérique. Il ne se contente souvent qu'à écarquiller ses grands yeux verts sans pouvoir s'extérioriser. Mauvaise direction d'acteur? Dès lors, on s'ennuie un peu lors des très nombreuses longueurs. Dommage, parce que cela aurait pu être un très grand film. L'histoire est déroutante et prend une tournure assez inattendue, mais le réalisateur n'a pas les moyens de ses ambitions. Résultat: des scènes qui n'ont pas l'impact qu'elles devraient avoir sur le public. Ce qui est intéressant par contre c'est le pouvoir de l'église dans la société américaine et notamment les pressions qu'elle exerce sur l'éducation pour ne plus enseigner le darwinisme, qui s'oppose aux croyances religieuses. Moi qui ne croit strictement pas en Dieu, ça a été intéressant et énervant à la fois. Bien vu. Il y a des bonnes choses dans ce film malgré ses imperfections (énormes): Paul Dano est exemplaire, je compte sur lui pour devenir une future star, William Hurt est fidèle à lui-même et certaines scènes sont excellentes, comme celle où il met sur sa tête une couronne en papier. Mais rien de vraiment marquant en fait. A la sortie de la salle, c'est sans difficulté que l'on regagne la réalité.

En deux mots: Un petit film qui a raté le coche. Aussitôt vu, aussitôt oublié.




--12/20--

# Posté le mercredi 25 janvier 2006 15:42

AVIATOR - Martin Scorsese

AVIATOR - Martin Scorsese
Film américain avec Léonardo DiCaprio, Cate Blanchett, John C. Reilly, Kate Beckinsale, Alec Baldwin, Ian Holm, Jude Law, Wilem Dafoe (2005).






"Quand je serais grand, je réaliserais les meilleurs films, je piloterais les avions les plus rapides et je serais l'homme le plus riche du monde."







Résumé: Aviator couvre près de vingt ans de la vie tumultueuse d'Howard Hughes, industriel, milliardaire, casse-cou, pionnier de l'aviation civile, inventeur, producteur, réalisateur, directeur de studio et séducteur insatiable. Cet excentrique et flamboyant aventurier devint un leader de l'industrie aéronautique en même temps qu'une figure mythique, auréolée de glamour et de mystère.-Résumé Allôciné-

Je ne connais pas très bien le cinéma de Martin Scorsese alors excusez-moi si je n'arrive pas à développer correctement. Néanmoins je vais me prêter à l'exercice de la manière la meilleure qui soit, comme toujours, en gardant le juste équilibre entre objectivité et subjectivité. Aviator, c'est l'histoire trépidante d'une personnalité hors du commun, typique du parfait génie: prétentieux, arrogant, sûr de lui, ambitieux, incontrôlable, aux idées nouvelles et innovantes, rêveur et visionnaire, qui révolutionna plus d'un domaine. Howard Hughes, passionné de cinéma et d'aviation, était l'une des plus grandes figures de l'âge d'or du cinéma hollywoodien, producteur du classique Scarface réalisé par Howard Hawks, pilote et ingénieur des avions les plus rapides du monde. L'icône idéale, une vie idéale à raconter dans un long métrage, un sujet parfait pour le grand écran, c'est avec un panache certain que la caméra de Martin Scorsese filme la silhouette de Léonardo DiCaprio, absolument sidérant dans ce rôle qui lui colle à la peau.
C'est dans des décors splendides que l'on croise certaines des plus mythiques figures du septième art: Cate Blanchett (mon dieu quelle actrice, Oscar amplement mérité, à en avoir la chair de poule tellement elle est parfaite) dans le rôle de la célèbre Katharine Hepburn (Devine qui vient dîner?, Un lion en hiver, La Maison du lac), Kate Beckinsale dans celui d'Ava Gardner (Marchands d'illusion, Passion fatale, Pandora), et Jude Law prête l'espace de quelques minutes ses traits à Errol Flynn (Les Aventures de Robin des Bois, L'Aigle des Mers, La Charge Fantastique). Les costumes sont irréprochables et contribuent énormément à restituer tout le charme de cette époque fabuleuse. La photographie est quant à elle excellente, toute en teintes automnales, avec une noirceur plus prononcée vers la fin de la bande. La caméra du cinéaste est impeccable, franchement au niveau visuel c'est léché à mort, pratiquement aucun défaut, les scènes de vol sont remarquables. Mais celui qui illumine tout le long est indéniablement Léonardo DiCaprio, décidemment l'un des meilleurs acteurs du moment, dans peut-être l'un de ses plus grands rôles. Charismatique séducteur, il séduit également le public par la perfection et la justesse de son jeu, à partir du début jusqu'à éclater dans les dernières scènes, les meilleures du film, où il évolue le plus souvent seul, face à lui-même. Bref, une composition bluffante.
Toutefois, on pourrait presque lui reprocher d'en avoir trop fait et de s'être contenté de suivre de manière classique et banale la dramaturgie sans vraiment faire preuve de plus de profondeur. Ca ressemble un peu à Un Long Dimanche de Fiançailles: le film manque de quelque chose, d'un petit je ne sais quoi qui lui donnerait une âme. A l'issue de la projection on est pas vraiment convaincu bien qu'enchanté par tant de beauté visuelle et un si bon jeu d'acteur. Et même si le protagoniste est un personnage très intéressant, ça manque un peu d'introspection, surtout dans la première partie. Les dernières scènes étant vraiment très bonnes, où l'on voit Howie en proie à ses démons intérieurs, il est rongé par des troubles obsessionnels compulsifs qui le font vivre isolé dans sa salle de projection personnelle, nu et urinant dans des bouteilles en verre. Quelques longueurs sont également à regretter au coeur de la bande. Heureusement que c'est Scorsese qui l'a mis en scène et non pas Michael Mann comme cela aurait du être le cas car ça aurait été pire. Quelques frissons quand même à la fin, je persiste à dire que le film devient meilleur à mesure que les bobines défilent, lorsque le flash back du début revient (l'effet "boucle" est classique mais il marche) puis ce dernier plan sur le visage ravagé de DiCaprio qui, prit d'un TOC répète sans arriver à s'en défaire les mots qui, juste avant le retour en arrière, avaient une autre signification: "Voilà l'avenir..." Voilà ce qu'il est devenu.

En deux mots: Un excellent film auquel il manque quand même quelques minuscules choses pour en faire un chef-d'oeuvre.




--16/20--

# Posté le jeudi 26 janvier 2006 06:41

Modifié le lundi 30 janvier 2006 03:11

Réaction à chaud: MUNICH - Steven Spielberg

Réaction à chaud: MUNICH - Steven Spielberg
Film américain avec Eric Bana, Daniel Craiq, Ciaran Hinds, Matthieu Kassovitz, Hanns Zischler, Geoffrey Rush, Yvan Attal (2006).




















Résumé: Dans la nuit du 5 septembre, un commando de l'organisation palestinienne Septembre Noir s'introduit dans le Village Olympique, force l'entrée du pavillon israélien, abat deux de ses occupants et prend en otages les neuf autres. 21 heures plus tard, tous seront morts, et 900 millions de téléspectateurs auront découvert en direct le nouveau visage du terrorisme. Après avoir refusé tout compromis avec les preneurs d'otages, le gouvernement de Golda Meir monte une opération de représailles sans précédent, baptisée "Colère de Dieu". Avner, un jeune agent du Mossad, prend la tête d'une équipe de quatre hommes, chargée de traquer à travers le monde onze représentants de Septembre Noir désignés comme responsables de l'attentat de Munich. Pour mener à bien cette mission ultrasecrète, les cinq hommes devront vivre en permanence dans l'ombre...-Résumé Allôciné-

La sortie du nouveau Spielberg, c'est un peu comme le nouveau Star Wars. Tout le monde ira le voir, même les plus réticents. Parce que c'est Spielberg, parce qu'il incarne le rêve, en tout cas pour ma part. Munich bon d'accord, tout le monde sait de quoi ça parle, la lutte palestinienne / israelienne n'est plus à présenter. Et même si les événements politiques et historiques sont le point de départ du long métrage, ils ne le constituent pas sur toute sa longueur. Mais procédons dans l'ordre: oui, la maîtrise du cinéaste n'est plus à prouver (notamment dans les séquences d'action), mais on a toujours encore cette sensation désagréable de survol du sujet et le gros point négatif du film je trouve c'est justement de faire d'un événement politique grave une sorte de Ocean's Eleven mixé à de l'espionnage et à des films de tueurs à gage. De plus, il ne nous épargne pas certains clichés très désagréables dont il aurait pu se passer, surtout cette abominable vue sur les Twin Towers à la fin de la bande. Spielberg est bien un cinéaste de divertissement et non pas un artiste engagé, il ne prend jamais parti, et verse parfois dans le pathétique. Môssieur Spielberg, abandonnez cette voie s'il vous plaît!
Là où Steven est très fort, même imbattable, c'est dans les scènes d'action, sa virtuosité n'a aucun égal. Il nous l'a prouvé dernièrement dans le meilleur La Guerre des Mondes où se mêlaient intimement et très habilement film catastrophe et critique de l'holocauste. Là où il est le meilleur, c'est dans le blockbuster à la Minority Report (son meilleur film sorti depuis, bien qu'il dérape un peu vers la fin), à la Indiana Jones. Là où Steven est nettement moins bon, c'est lorsque son cinéma doit devenir plus cérébral: A.I., excellente oeuvre mais qui ne lui va pas, qui aurait du être fait par Kubrick. Et puis là où il peine également à nous pondre quelque chose de correct c'est dans le film historique. Il a fait par exemple d'un épisode de la seconde guerre mondiale une sorte de film d'action ultra-violent qu'est le navrant Il faut sauver le soldat Ryan. Sa seule victoire est La Liste de Schindler, son oeuvre la plus sombre, la plus sérieuse, la plus engagée, la plus mûre, bien que l'on y retrouve un certain nombre d'éléments très spielbergiens (un suspense inutile lors de la scène de la douche des femmes ou le pathos final agaçant pour certain). Dommage, vraiment dommage que ce Munich nous montre trop le côté "oui, je fabrique une bombe, on va tuer ce salaud" et voilà un suspense haletant créé à partir de ce postulat. On se surprend même, nous, gentil et innocent spectateur à sympathiser avec cette quête abominable de vengeance. Dommage également que certaines scènes soient trop "raccoleuses", comme celle, exagérément longue et inutilement violente du massacre des israeliens.
A part cela, la maîtrise de la mise en scène est extraordinaire, mais on commence à être habitué à ça: inserts et gros plans juste là où il faut, contre-plongées magnifiques et caractéristiques de son style, etc... La photographie est elle aussi comme d'habitude très soignée, l'image est toujours très granuleuse et la lumière très éclatante, elle déforme toujours agréablement les courbes d'un visage par exemple. Les de fusillades sont d'un réalisme assez saisissant, et c'est surprenant: on a droit à énormément de violence, on sent que le réalisateur ne s'est pas censuré comme dans ses oeuvres précédentes. Il maîtrise toujours aussi bien la tension et le suspense, on trépide avec les personnages et notre rythme cardiaque s'accélère lors des moments les plus critiques. Ce qui donc fait de ce film une oeuvre très divertissante et c'est justement ce que je critique ici, bien qu'il nous montre quand même toute l'inutilité de cette entreprise car comme le dit le protagoniste à la fin: "il n'y aura pas de paix après cela". Une issue quelque peu moralisatrice mais non engagée, c'est trop neutre, trop propre, ça manque d'audace. Encore heureux qu'on a pas eu droit à des sourires échangés entre palestiniens et israeliens dans l'une des meilleures scènes du film où les deux camps s'opposent directement. On a échappé belle aux bons sentiments et c'est déjà pas mal. Autre scène douteuse: dans le prologue, où des athlètes américains aident sans le savoir les palestiniens à entrer dans le village olympique...
Au niveau des acteurs, Eric Bana est bon, quoique un peu froid. Daniel Craiq paraît beaucoup plus sympathique et effectivement très convainquant (le nouveau Jamdes Bond). C'est par contre avec plaisir que l'on voit Matthieu Kassovitz (cocoricoooo!!) évoluer devant la caméra de Spielberg, où il fait preuve d'un talent d'acteur certain. On reconnaîtra également Yvan Attal et certains acteurs français, car une bonne partie de l'action se déroule en France, mais aussi en Espagne, en Grèce, en Angleterre, en Hollande, etc... On voyage beaucoup et les décors sont souvent splendides. Munich est donc un Spielberg moyen, trop axé sur le côté divertissement, pas assez profond dans son traitement du drame historique, mais plastiquement remarquable. On est passé à côté du grand film, constat d'une réalité affligeante et choquante, on est passé à côté de l'oeuvre la plus sérieuse et la plus mûre de Spielberg. Il faut qu'il arrête de faire dans la fresque politico-historique et qu'il nous reponde un bon gros divertissement jouissif comme l'a été Jurassic Park en son temps. C'est là qu'il est le plus fort.

En deux mots: Un Spielberg très agréable et très divertissant... justement, vu le sujet, trop agréable, et trop divertissant.




--14/20--

N.B.: J'ai peut-être été un peu sévère dans ma critique, mais c'est plus fort que moi, Spielberg m'agace un peu en ce moment, surtout le côté trop "propret" de son cinéma. Et puis, il nous a déjà fait de tellement belles oeuvres, qu'on a bien le droit d'être un peu dur avec lui! ^^

# Posté le vendredi 27 janvier 2006 05:36

Modifié le samedi 28 janvier 2006 12:23

31ème Cérémonie des Césars - NOMINATIONS

31ème Cérémonie des Césars - NOMINATIONS
AMBLIN7





Ce matin, vendredi 27 janvier a été dévoilé la liste des nominations aux Césars 2006, l'ennuyeuse et coincée cérémonie qui récompense les meilleurs films de l'année. Le gros favoris de cette année est le "je-ne-sais-pas-pourquoi-il-est-tellement-acclamé-ce-film" De battre mon coeur s'est arrêté (Audiard), avec 10 nominations, dont celui du Meilleur Film. On retrouve également la Palme d'Or à Cannes, L'Enfant (Dardenne), qui persiste malgré des critiques mitigées. Tout cela n'est pas franchement excitant, je ne défend pas de film en particulier, étant donné que franchement le cinéma français de l'année passée ne m'a pas vraiment attiré. Je remarquerais juste l'absence quasi-totale des Poupées Russes, qui est sans doute selon moi le meilleur film français de 2005. L'an passé les Césars avaient fait la part belle aux films indépendants (ce qui m'avait assez plu), qu'en sera-t-il cette année? Verdict le 25 février prochain, présidée par Carole Bouquet et avec Valérie Lemercier en maîtresse de cérémonie.


Meilleur Film:
De Battre Mon Coeur S'est Arrêté
Le Petit Lieutenant
Joyeux Noel
L'Enfant
Va, vis et deviens


Meilleur Réalisateur:
Michael Haneke (Caché)
Jacques Audiard (De battre, mon coeur s'est arrêté)
Xavier Beauvois (Le Petit lieutenant)
Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne (L'Enfant)
Radu Mihaileanu (Va, vis et deviens)

Meilleur Acteur:
Romain Duris (De battre, mon coeur s'est arrêté)
Benoît Poelvoorde (Entre ses mains)
Patrick Chesnais (Je ne suis pas là pour être aimé)
José Garcia (Le Couperet)
Michel Bouquet (Le Promeneur du champ de Mars)

Meilleure Actrice:
Isabelle Carré (Entre ses mains)
Isabelle Huppert (Gabrielle)
Anne Consigny (Je ne suis pas là pour être aimé)
Nathalie Baye (Le Petit lieutenant)
Valérie Lemercier (Palais royal !)

Meilleur Acteur dans un second rôle:
Maurice Bénichou (Caché)
Niels Arestrup (De battre, mon coeur s'est arrêté)
Georges Wilson (Je ne suis pas là pour être aimé)
Dany Boon (Joyeux Noël)
Roschdy Zem (Le Petit lieutenant)

Meilleure Actrice dans un second rôle:
Noémie Lvovsky (Backstage)
Charlotte Rampling (Lemming)
Cécile de France (Les Poupées russes)
Kelly Reilly (Les Poupées russes)
Catherine Deneuve (Palais royal !)

Meilleur espoir masculin:
Walid Afkir (Caché)
Louis Garrel (Les Amants réguliers)
Gilles Lellouche (Ma vie en l'air)
Aymen Saïdi (Saint-Jacques... La Mecque)
Adrien Jolivet (Zim and co.)

Meilleur espoir féminin:
Linh-Dan Pham (De battre, mon coeur s'est arrêté)
Mélanie Doutey (Il ne faut jurer de rien !)
Fanny Valette (La Petite Jérusalem)
Déborah François (L'Enfant)
Marina Hands (Les Ames grises)

Meilleur premier film:
Anthony Zimmer (Jérôme Salle)
Douches froides (Antony Cordier)
La Marche de l'empereur (Luc Jacquet)
La Petite Jérusalem (Karin Albou)
Le Cauchemar de Darwin (Hubert Sauper)

Meilleure musique écrite pour un film:
De battre, mon coeur s'est arrêté (Alexandre Desplat)
Joyeux Noël (Philippe Rombi)
La Marche de l'empereur (Emilie Simon)
Va, vis et deviens (Armand Amar)

Meilleure photographie:
De battre, mon coeur s'est arrêté (Stéphane Fontaine)
Gabrielle (Eric Gautier)
Les Amants réguliers (Willy Lubtchansky)

Meilleurs décors:
Gabrielle (Olivier Radot)
Joyeux Noël (Jean-Michel Simonet)
Les Ames grises (Loula Morin)

Meilleur son:
De battre, mon coeur s'est arrêté (Cyril Holtz, Brigitte Taillandier, Pascal Villard, Philippe Amouroux)
Gabrielle (Olivier Dô Hùu, Benoît Hillebrant, Guillaume Sciama)
La Marche de l'empereur (Gérard Lamps, Laurent Quaglio)

Meilleurs costumes:
Gabrielle (Caroline de Vivaise)
Joyeux Noël (Alison Forbes-Meyler)
Les Ames grises
(Pascaline Chavanne)

Meilleur montage:
De battre, mon coeur s'est arrêté (Juliette Welfling)
La Marche de l'empereur (Sabine Emiliani)
Les Poupées russes (Francine Sandberg)

Meilleur film étranger:
A history of violence (David Cronenberg)
Mar adentro (Alejandro Amenabar)
Match point (Woody Allen)
Million dollar baby (Clint Eastwood)
Tu marcheras sur l'eau (Eytan Fox)

Meilleur scénario original:
Caché (Michael Haneke)
Joyeux Noël (Christian Carion)
Le Petit lieutenant (Xavier Beauvois, Guillaume Breaud, Jean-Eric Troubat)
L'Enfant (Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne)
Va, vis et deviens (Alain-Michel Blanc, Radu Mihaileanu)

Meilleure Adaptation:
De battre, mon coeur s'est arrêté (Jacques Audiard, Tonino Benacquista)
Entre ses mains (Julien Boivent, Anne Fontaine)
Gabrielle (Patrice Chéreau, Anne-Louise Trividic)
Le Couperet (Costa-Gavras, Jean-Claude Grumberg)
Le Promeneur du champ de Mars (Georges-Marc Benamou, Gilles Taurand)


PALMARES

César du meilleur film français de l'année
De battre, mon coeur s'est arrêté (Jacques Audiard)

César du meilleur réalisateur
Jacques Audiard (De battre, mon coeur s'est arrêté)

César du meilleur acteur
Michel Bouquet (Le Promeneur du champ de Mars)

César de la meilleure actrice
Nathalie Baye (Le Petit lieutenant)

César du meilleur acteur dans un second rôle
Niels Arestrup (De battre, mon coeur s'est arrêté)

César de la meilleure actrice dans un second rôle
Cécile de France (Les Poupées russes)

César du meilleur espoir masculin
Louis Garrel (Les Amants réguliers)

César du meilleur espoir féminin
Linh Dan Pham (De battre, mon coeur s'est arrêté)

César du meilleur premier film
Le Cauchemar de Darwin (Hubert Sauper)

César de la meilleure musique écrite pour un film
De battre, mon coeur s'est arrêté (Alexandre Desplat)

César de la meilleure photographie
De battre, mon coeur s'est arrêté (Stéphane Fontaine)

César des meilleurs décors
Gabrielle (Olivier Radot)

César du meilleur son
La Marche de l'empereur (Gérard Lamps, Laurent Quaglio)

César des meilleurs costumes
Gabrielle (Caroline de Vivaise)

César du meilleur montage
De battre, mon coeur s'est arrêté (Juliette Welfling)

César du meilleur court-métrage
After Shave, Beyrouth après-rasage (Hany Tamba)

César du meilleur film étranger
Million dollar baby (Clint Eastwood)

César du meilleur scénario original
Va, vis et deviens (Alain-Michel Blanc, Radu Mihaileanu)

César de la Meilleure adaptation
De battre, mon coeur s'est arrêté (Jacques Audiard, Tonino Benacquista)

César d'honneur
Hugh Grant
Pierre Richard

# Posté le vendredi 27 janvier 2006 10:29

Modifié le mardi 28 février 2006 01:02