LES BRONZES FONT DU SKI - Patrice Leconte

LES BRONZES FONT DU SKI - Patrice Leconte
Film français avec Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Marie-Anne Chazel, Michel Blanc (1979).










"Etoile des neigeeuuuh, mon coeur amoureeeuuuh!"







Résumé: Après le Club Méditerranée, la joyeuse troupe d'amis se retrouvent aux sports d'hiver. Ils vivront encore d'autres problèmes sentimentaux, et mésaventures. L'équipe ira même se perdre en montagne.

Sorti il y a maintenant 27 ans, le film de Leconte avec l'équipe du Splendid n'a pas été un succès phénoménal à sa sortie en salles, 2 millions d'entrées, bon score mais voilà quoi, rien d'extraordinaire. Mais un film se laisse bien décanter et avec le temps et les très nombreuses rediffusions du film sur TF1 (onze fois en vingt-sept ans!) ont fait de cet épisodes des "hâlés" un épisode culte. Un phénomène en constante augmentation car à chaque rediffusion l'audience est estimée à 9 ou 8 millions de spectateurs, alors que mardi 31 janvier (la veille de la sortie du troisième opus) la première chaîne française a enregistré le meilleur score pour le film qui est de 12 millions de spectateurs pantouflards adeptes du cocooning et de la franche rigolade. Je faisais biensûr partie de ceux-là, accompagné d'une bande de copains (et de Rox ;)), de chips et de coca-cola. J'ai pu redécouvrir un film que j'avais vu il y a longtemps et qui m'avait bien marqué, surtout lorsque les joyeux lurons doivent boire un étrange breuvage vieilli au jus d'ail et où un crapaud y macère gentiment. "Comment vous faites pour entrer le crapaud dans la bouteille?" "Et bien on le fait sécher, là il devient tout fin, on le rentre par le goulot et puis avec le liquide, il gonfle."
Les Bronzés font du ski est une succession de gags et de répliques désormais célèbres (Morin qui urine sur la serrure de la portière d'une voiture qu'il croit être la sienne, Jérôme qui fait tomber toute une file de skieurs comme des dominos, Jean-Claude qui est bien décidé à conclure malgré son physique pas très avantageux, etc.), c'est une véritable beauf' party, que le temps a rendu encore plus hilarante (les combinaisons de ski étaient vraiment ridicules). Malheureusement le film se contente d'aligner les gags, qui sont autant de sketches décousus d'une intrigue qui tient le spectateur. Le premier trois quart d'heure est même très laborieux tant il n'y a aucune progression de l'histoire. L'élément perturbateur arrive très tard, lorsque la bande de "copains" se perd dans la montagne. Un scénario très faiblard qui pense à tort être soutenu par l'avalanche de gags. Dommage. C'est peut-être parce que je n'ai pas vu le premier épisode mais je trouve les personnages très peu travaillés, mais il est clair qu'ils ont un potentiel comique énorme. L'idée même des beaufs qui font du ski est géniale, mais mal exploitée. On sourit parfois, on rit assez souvent mais pas aux éclats. Si on recherche un comique plus intelligent et plus acide, on se tournera vers un Chatiliez, ou même un Weber, son Dîner de Cons est vraiment à pleurer de rire.

En deux mots: Faute de réel fil narrateur, on se contente d'une succession de gags et de répliques que le temps a rendu cultes. Drôle et... drôle.




--11/20--

# Posté le jeudi 02 février 2006 10:14

Réaction à chaud: LES BRONZES 3: AMIS POUR LA VIE - Patrice Leconte

Réaction à chaud: LES BRONZES 3: AMIS POUR LA VIE - Patrice Leconte
Film français avec Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Michel Blanc, Christan Clavier, Marie-Anne Chazel, Ornella Muti, Dominique Lavanant, Martin Lamotte, Bruno Moynot, Arthur Jugnot (2006).
















Résumé: En 1978, Popeye, Gigi, Jérôme, Bernard, Nathalie et Jean-Claude faisaient connaissance en Côte d'Ivoire dans un club de vacances. Amours, coquillages et crustacés. Un an plus tard, retrouvailles du groupe d'amis à Val d'Isère. Tire-fesses, fartage et pistes verglacées. Après le Club Med et le ski, ils n'ont cessé de se voir, de se perdre de vue, de se retrouver, de se reperdre, de se revoir pour des semaines de vacances volées à une vie civile assommante. Depuis quelques années, ils se retrouvent chaque été, pour une semaine, au Prunus Resort, hôtel de luxe et de bord de mer, dont Popeye s'occupe plus ou moins bien en tant que gérant, et qui appartient à sa femme, Graziella Lespinasse, héritière d'une des plus grosses fortunes italiennes. Que sont devenus les Bronzés en 27 ans ? Réponse hâtive : les mêmes, en pire.-Résumé Allôciné-

C'est à la télévision, de la bouche de Christian Clavier, alors qu'il regardait pénard "les enfants de la télé" avec son épouse, que Patrice Leconte apprend qu'il va se faire un troisième bronzé. Le lendemain, Thierry Lhermite l'appelle pour lui demander s'il sera de la partie, question à laquelle il a répondu par l'affirmative sans hésiter une seconde. Quelle superbe idée que de faire revivre des personnages vieux de 27 ans! C'est donc fort de ces personnages devenus cultes, comme Jean-Claude Duce, avec un D comme Duce, ou Gigi avec ses énormes... protège-oreilles dans le deuxième opus, que l'affaire est reprise, on ne change alors pas une équipe qui gagne, tout le gratin est réuni, pas un ne manque, même Martin Lamotte est là. De quoi passer un bon moment me direz-vous? Et bien allez dire ça à quelqu'un d'autre car non seulement l'objet est prétentieux, la sauce ne prend pas, mais en plus pas un seul effort est fait du côté de l'histoire. Résultat: un film très ennuyeux qui cumule les gags lourds dont l'effet, déjà très faible, est atténué par la bande-annonce. Manqué!
Les mêmes erreurs que dans les anciens épisodes sont refaites ici sans honte: mais où est l'intrigue? la surabondance de gags n'a dégal que la faible profondeur de la choucroute et comme la perruque de Jessie, ça part dans tous les sens selon une logique qui me dépasse. Tout cela est incroyablement plat, fade et...chiant. Passé la redécouverte des persos, on s'ennuie mais alors à un point... faut le faire! Et qu'en est-il des persos justement? C'est peut-être le seul point positif du film: les comédiens ont su rentrer à nouveau dans les basques des beaufs de service et ça marche. On y croît de nouveau sans problème. Chazel joue toujours aussi mal, Clavier est assez touchant, Lhermitte est drôle, mais la palme revient au couple Morin, Balasko et Jugnot (je les adore ces deux là) et surtout à Michel Blanc, très très fidèle à Jessie Duce (pronconcer "diousse"). Alors bon, on rit aux mésaventures sentimentales principalement de ces drôles de personnes qui s'aiment et se détestent. Même si l'on a denouveau droit à des vannes d'un goût très douteux qui sentent bon le déjà vu. De plus, leur impact comique est considérablement réduit du fait que la majorité des blagues et des situations les plus drôles sont dans la bande annonce qu'on nous a bassiné pendant des semaines.
Bref, du réchauffé. Rien ne tient vraiment en haleine, rien. Les Bronzés 3 se devait d'assurer dès la sortie. Gageons que ce ne sera pas le cas et qu'après le boum de la première semaine, il ne profitera pas d'un assez bon bouche à oreille pour finir gentiment sa descente, comme tous les films de peu de valeur. Je suis allé le voir mercredi soir dans une salle quasiment comble avec Lionel et Rox et personne n'a aimé, pas même Rox qui pourtant est fan de la première heure de la série. Je ne sait pas, ils avaient un sujet en or, faire revivre des personnages cultes, c'est extraordinaire! Je ne comprend pas comment on peut gâcher tout ça. A croire que ça a été fait juste pour le fric, vu la somme ahurissante d'euros que toute l'équipe a touché. Honteux. Je ne saisis pas vraiment comment on peut rater ça. Il aurait fallu ajouter une histoire qui tienne la route et des gags un peu plus évolués. Sinon la réalisation de Leconte est correcte, il n'y a rien a dire. Tout cela est quand même bien nul, n'en déplaise à beaucoup. Déception, quand tu nous tiens...

En deux mots: La première grosse déception de ce début d'année. Un dérapage loin d'être contrôlé, résultat, ce bronzé là fonce droit dans le mur. Ni meilleur ni moins bon que les épisodes précédents.




--11/20--

# Posté le jeudi 02 février 2006 13:16

Top 50: MES DIX FILMS CULTES

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N/////U/////M/////E/////R/////O


7



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FUNNY GAMES

MICHAEL HANEKE



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Critique:

Tout d'abord, mettons sur le champs les pendules à l'heure (dixit Beatrix Kiddo), Funny Games n'est pas un film "violent", mais bien un film sur la "violence". Haneke le dit lui-même, que la violence au cinéma est mal exploitée et qu'il est dangereux de regarder tant de violence. Mais ce qui est dangereux dit-il, ce n'est pas vraiment de regarder de la violence en soi, c'est plutôt de croire en cette violence. Un film reste un film, vingt-quatre mensonges par seconde! C'est dans cette optique, et avec la volonté de réellement dénoncer le traitement habituel de la violence au cinéma, que le cinéaste autrichien a construit son oeuvre. Le scénario est simple, basé sur une histoire compréhensible par le plus grand nombre: des vacances attendues et souhaitées, des intrus qui s'incrustent, l'entretien qui tourne mal et puis le drame. Simple, oui, mais sous-tendu par un fondement assez complexe, il ne faut pas donc penser que ce film est accessible non plus, il demande un certain recul et quelques réflexions intensives pour extraire le précieux jus, l'essence même du long métrage. Alors si je devais donner un premier conseil avant le visionnage, ce serait de ne pas s'arrêter aux images. Le rythme est suffisament lent pour favoriser le remue méninges.
Tout d'abord, Haneke réalise un générique extraordinaire: un long trajet en voiture filmé des airs sur fond de musique classique, puis le titre apparaît en grosses lettres rouges accompagné de l'inaudible bazar de John Zorn. On est mis dans le bain tout de suite. Pas de quartier pour les spectateurs, et oui, on va être maltraité, c'est sûr! Susanne Lothar (qui a un tout petit rôle dans La Pianiste où elle s'adresse à Isabelle Huppert) est une actrice haut de gamme, très peu connue chez nous, et pourtant parfaite. Quant à Arno Frisch dans le rôle de Paul, il est tout simplement bluffant! Une interprétation ahurissante qui soutient en grande partie sur ses épaules la réussite du film. Le jeu doit commencer ainsi: on s'introduit chez des gens (au hasard sans doute) pour leur demander des oeufs. Oui, des oeufs, élément banal de notre alimentation, parce qu'on en a pratiquement tout le temps dans notre réfrégirateur et que ça ne coûte que trois fois rien. La dame, aimable, décide alors de lui en donner. Et puis mince! j'ai fait tout tombé. Alors on recommence. C'est tout sauf subtil mais les joyeux lurons vêtus de blanc ne lâchent pas si facilement l'affaire.
Et c'est alors que la violence entre en jeu. Le mari est hors d'état de nuire et le même le chien y passe. C'est alors que Haneke brise les règles du cinéma et fait s'adresser Paul (le méchant méchant donc) à la caméra. "Et vous? Pensez-vous qu'elle va le trouver? (le chien)" Clins d'oeil et autres regards complices impliquent le spectateur dans cette mascarade et met mal à l'aise. On ne fait pas que regarder, on participe littéralement au massacre. Le cinéaste nous interpelle par l'intermédiaire de son personnage. Puis l'amusement continue, surtout avec une scène qui résume à peu près l'ensemble, celle où Paul couvre la tête de l'enfant pour ne pas voir sa mère entièrement nue. "C'est pas pour les enfants" dit son compagnon. La violence n'est pas à mettre entre toutes les mains car les enfants ont plus de mal à faire la différence entre la fiction et la réalité. Et lorsque la limite est floue, c'est là que c'est dangereux. La caméra d'Haneke ne montre tout de même pas tout, le film n'est pas voyeur car ce n'est pas le sujet ici. Mais ce n'est pas parce qu'on ne voit pas que ce n'est pas là. Ce n'est pas parce que je me cache les yeux que je disparais.
On retrouve les longs plans fixes caractéristiques du cinéma de Haneke. On retiendra celui dans l'obscurité après le "départ" (;)) des deux malfrats, d'une longueur à dérouter le plus corriace des spectateurs! Une ambiance travaillée à l'extrême, donc. Il n'y a pas d'explications sur le pourquoi du comment parce que là encore, ce n'est pas ce qui nous intéresse (à part quelques indices sur le passé des méchants méchants). C'est alors qu'arrive l'éclatante scène de la télécommande, point culminant et rayonnant qui élève le film au rang de chef-d'oeuvre. Au cours de cette scène (je ne dévoilerais pas son contenu), le cinéaste nous dit que ce que nous voyons n'est pas la réalité et que ce n'est qu'un film. Et que non seulement il fait ce qu'il veut, mais qu'en plus c'est un mensonge. Cette scène nous pousse à ne pas croire ce qui se passe (ou à ne plus vraiment y croire). Après une petite réflexion de Paul sur le cinéma, il enchaîne avec une prochaine victime. Un dernier regard au spectateur, le titre en gros plan, fin. Funny Games n'est pas un simple film, c'est plus encore. Un film sur le cinéma à contre courant de tout ce qui se fait actuellement, il faut l'avoir vu au moins une fois dans sa vie. Un formidable support pour des heures de discussion!




Funny Games s'impose comme l'un des films les plus importants de ces dernières années parce qu'il propose l'une des réflexions les plus pertinentes et les plus lumineuses sur la violence dans les médias aujourd'hui et leur impact. L'un de mes dix films culte.




AMBLIN7
Top 50: MES DIX FILMS CULTES

# Posté le jeudi 02 février 2006 14:42

Modifié le mercredi 08 février 2006 07:08

EDWARD AUX MAINS D'ARGENT - Tim Burton

EDWARD AUX MAINS D'ARGENT - Tim Burton
Film américain avec Johnny Depp, Winona Ryder, Vincent Price (1991).


































Résumé: Edward n'est pas un garcon ordinaire. Création d'un inventeur, il a recu un coeur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur est mort avant d'avoir pu terminer son oeuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal et des instruments tranchants en guise de doigts. -Résumé Allôciné-

Bon aller je me lâche d'emblée là: ce Tim Burton là est son meilleur film. Je pensais, avant de le redécouvrir, que c'était Ed Wood mais je me suis trompé. Edward Scissorhands est le chef-d'oeuvre de l'un des cinéastes les plus imaginatifs à l'heure actuelle. Parce qu'avant de réaliser des films comme Big Fish un peu light ou même La Planète des Singes commercial, il faisait des films dans la veine de Charlie et la chocolaterie ou Mars Attacks, qui comptent parmi ses oeuvres les plus importantes. J'ai donc redécouvert ce film extraordinaire car il m'avait marqué quand j'étais tout petit. Une image particulièrement belle m'était resté gravée dans mon esprit: celle d'Edward en train de tailler des statues de glace et ainsi créer la neige. Superbe. L'univers de Burton est très coloré, presque kitsch, avec une galerie de personnages marquants, qui comptent parmi les figures les plus complexes au cinéma, comme Batman. Parmi ces personnages inoubliables on retrouve celui d'Edward (prénom récurrent dans sa filmographie), au teint pâle, aux nombreuses cicatrices et aux yeux toujours inquiets. Robot inachevé construit par un iventeur génial, il n'a pas de mains mais des couteaux et des ciseaux à la place. De quoi s'écorcher au moindre mouvement brusque et de quoi tailler des arbres et des haies comme personne, ou encore coiffer les dames du quartier comme aucun autre coiffeur de par le monde. Mais Edward vit seul, isolé, coupé du monde, dans son grand chateau sombre niché au sommet d'une colline. Les lieux sont également très importants: Ed vit en altitude, c'est le rêve, les arbres s'y entremêlent comme une jungle hantée, c'est l'anarchie, un monde qui pourrait être celui de l'imaginaire. Alors que les maisons toutes alignées de la ville d'en bas revoit indéniablement au monde réel, terre à terre, la vie y est bien réglée, bien rythmée (la scène où tous les maris partent au travail en même temps).
Lorsque Ed descend dans la ville, c'est un élément du rêve qui vient dans la réalité, c'est un peu d'anarchie, un peu d'anormalité, un un grain de sable dans l'engrenage bien huilé, c'est comme un baton dans les roues de la société humaine. On pourrait comparer Ed a Tim Burton ou à un artiste qui vit constamment dans le rêve, ce qui fait penser à son premier film, Vincent, qui met en scène un jeune garçon obsédé par ses cauchemars. Quelqu'un qui rêve est quelqu'un de différent, qui n'entre pas dans le cadre de la normalité, qui ne s'intègre pas à la société, qui ne va pas travailler comme tout le monde. Ce sont des gens créatifs qui font un peu peur (la coupe de cheveux par exemple d'Ed me fait penser à celle de Tim non?). Bref, ce film a une forte dimension symbolique et métaphorique qui se fait de plus en plus rare de nos jours. Il suffit encore de voir la structure du scénario, c'est tellement rigoureux, tellement parfait, ça atteint le génie, c'est indiscutable! C'est un conte moderne, un conte devenu classique, que l'on peut presque raconter à nos enfants, comme ceux d'Andersen ou Grimm. Et puis l'univers est vraiment passionnant et visuellement travaillé, les couleurs flashies de la ville s'opposent à la noirceur de la maison d'Edward, les éléments merveilleux côtoient les éléments horrifiques (un leitmotiv caractéristique du cinéma de Burton), ce que j'adore par dessus tout.
La mise en scène est proprement splendide, la photographie très naturelle n'enlève rien à la magie et la musique... mon dieu la musique... qui ne connaît pas le thème principal de Danny Elfman, classique parmi les classiques, repris plusieurs fois dans des publicités? Le compositeur nous livre la plus belle partition de sa carrière, emprunte d'un lyrisme démeusuré, les voix donnent des frissons dans le dos rien que d'y penser. Vraiment magnifique. Et comment, mais comment peut-on rester indifférent devant la prestation de Johnny Depp, de loin le meilleur acteur du moment? Comment peut-on ignorer l'étendue de son talent, qui nous communique ses émotions par un simple regard? Ce mec est un dieu vivant, dire qu'il n'a ps reçu d'Oscar pour cette performance hors du commun! C'est presque une honte! Un scandale! Depp est toujours parfait mais là, il dépasse, transcende tout, c'est dans ce film qu'il est le meilleur, sans hésiter. Comment ne pas être ému par le dénouement, qui ne respecte pas le classique happy end? C'est... c'est... c'est ça le cinéma. Espérons que Tim Burton nous offre encore et encore des films avec ce génie qui n'appartient qu'à lui, avec cette "Burton's touch" dont lui seul à le secret.

En deux mots: Le chef-d'oeuvre de Tim Burton, avec Johnny Depp dans son plus grand rôle et la plus belle partition de Danny Elfman. L'un des premiers films a montrer à ses enfants pour nourrir leur imaginaire. Inoubliable.




--20/20--

# Posté le vendredi 03 février 2006 07:28

PAGE 69

PAGE 69
AMBLIN7



Juste pour fêter cette fameuse page 69!


- Bonjour, monsieur l'éléphant, dit la tortue dans l'herbe.
- Qui me salue ?
- C'est moi, la tortue. Fais attention, je t'en prie, et ne m'écrase pas.
- Mais oui, mais oui,, ne t'en fais pas. Mais pourquoi donc es-tu si petite et si lente ?
- Si je le voulais, je ne serais pas lente du tout, répond la tortue.
Si je voulais, éléphant, je pourrais sauter par-dessus ton dos.

-En voilà une drôle d'idée... par-dessus mon dos !

- Je veux bien te montrer, mais demain.
Hier déjà, j'ai fait du saut toute la journée et je suis fatiguée.
Reviens me voir demain et je te montrerai comment les tortues savent sauter.

L'éléphant s'en va bien intrigué et la tortue court chez sa s½ur, aussi vite qu'elle peut.
- Tortue, tortue, ma s½ur, écoute ce qui m'arrive.
J'ai dit à l'éléphant que je sauterais par-dessus son dos.
- Mais quelle mouche t'as piquée ? répond la s½ur très étonnée.
Depuis quand les tortues sautent-elles pardessus les éléphants ?
- C'est bien pourquoi je viens te voir.
Demain, quand l'éléphant viendra, tu te cacheras dans ce fourré.
Quand je crierai « Hop-là ! », tu attendras quelques instants, puis tu crieras : « Me voilà. »
Pourras-tu me rendre ce service ?

- S'il n'y a que cela pour te faire plaisir, je le ferai bien volontiers. A demain donc.

Le lendemain, l'éléphant revient au même endroit et trompette d'aussi loin qu'il le peut :
- Tortue, tortue, où es-tu ? Viens donc sauter

- Je suis là, dit la tortue.
- Alors, es-tu prête ? Veux-tu vraiment sauter par-dessus mon dos ?

- Attention, je saute, crie la tortue

Elle crie : « Hop-là ! » et se blottit parmi les herbes.
Dès qu'elle a crié « Hop-là ! », sa s½ur, de l'autre côté de l'éléphant, se fait entendre « Me voilà »
Elle sort de l'herbe et l'éléphant n'en croit pas ses yeux.
Comme les tortues se ressemblent, il ne soupçonne pas la supercherie.

- Chère tortue, dit l'éléphant très poliment.
Je t'en prie, montre-moi encore une fois comment tu sautes.
Tu l'as fait si rapidement que je n'ai pas eu le temps de voir. C'est bien dommage.
Recommence, je t'en prie, encore une fois.

- Ah là là, dit la s½ur tortue. Ce saut, m'a tellement fatiguée.
Je ne peux pas recommencer tout de suite.
Pourquoi es-tu si gros et si grand ?
- C'est bien vrai, je suis le plus gros et le plus grand du pays, répond l'éléphant fièrement.
Pareil exploit ne peut pas être recommencé à tout instant.
Et l'éléphant s'en va, toujours aussi fier et content de lui.

De joie, les deux tortues se mettent à danser une polka de tortues, la plus lente de toutes les polkas de tortues du monde. Elles sont si contentes qu'elles composent même un poème:



Les géants à grosse tête
Souvent n'en sont pas moins bêtes
Et d'une tête de puce
Peut jaillir beaucoup d'astuce.



E. Petiska


L'Père Dupanloup

L'Père Dupanloup dans l'utérus, (bis)
Etait déjà si plein d'astuces (bis)
Que dans le ventre de sa mère
Il suçait la pine de son père.

Refrain
Ah! Ah! Ah! oui vraiment,
L'Père Dupanloup est dégoutant.

L'Père Dupanloup monte en ballon, (bis)
Mais il avait l'système si long (bis)
Qu'à trois cents mètres dans l'atmosphère
Ses couilles trainaient encore par terre.

L'Père Dupanloup monte en bateau, (bis)
La pine en l'air, les couilles sous l'eau, (bis)
Les p'tits poissons, les grosses grenouilles
Lui tripotaient la peau des couilles.

L'Père Dupanloup monte à vélo, (bis)
Mais il avait l'système si gros (bis)
Qu'en pédalant à perdre haleine
La peau d'ses couilles s'prit dans sa chaîne.

L'Père Dupanloup, en chemin d'fer, (bis)
Désira mettre ses couilles à l'air. (bis)
Passant sa pine par la portière
Il creva l'oeil du garde-barrière.

L'Père Dupanloup, à la cuisine, (bis)
Battait les oeufs avec sa pine. (bis)
Cochon, lui dit la cuisinière,
Fous-la-moi plutôt dans l'derrière.

L'Père Dupanloup, l'quatorze juillet, (bis)
Alla s'prom'ner à dos d'mulet. (bis)
Pour que la fête soit complête
Il encula la pauvre bête.

L'Père Dupanloup, à l'Opéra (bis)
Se conduisit comme un goujat. (bis)
Avec la peau de ses roupettes,
Il boucha l'trou des clarinettes.

L'Père Dupanloup, à l'Odéon, (bis)
Se conduisit comme un cochon. (bis)
Au troisième acte, dans la coulisse,
Il enculait l'pompier d'service.

L'Père Dupanloup à Saint Malo, (bis)
Confesse les femmes dans un tonneau. (bis)
Il passa sa pine par la bonde
Et dit : - Voilà l'sauveur du monde.

L'Père Dupanloup, au Vatican, (bis)
S'conduisit comme un dégoutant. (bis)
Derrière la statue d'Esculape,
Il essaya d'enculer l'Pape.

L'Père Dupanloup, en Amérique, (bis)
S'en va explorer le Mexique. (bis)
Lançant sa pine comme un lasso,
Il attrape les ch'vax au lasso.

L'Père Dupanloup, à Zanzibar, (bis)
Voulait montrer tout son bazar. (bis)
Mais empêché par une patrouille
Ne put montrer qu'une de ses couilles.

Au passage d'la Bérézina, (bis)
L'Père Dupanloup, se trouvait là. (bis)
Il mit sa pine sur la rivière,
Pour faire passer l'armée entière.

A la prise de la smalah, (bis)
L'Père Dupanloup, il était là. (bis)
On l'chercha d'vant et puis derrière,
Il enculait les dromadaires.

L'Père Dupanloup, à l'Institut, (bis)
Ne voulait voir que des culs nus. (bis)
Ne respectant aucune barrière,
Il enculait tous ses confrères.

L'Père Dupanloup, au Parlement, (bis)
S'conduisit comme un garnement. (bis)
Monta jusque sur la tribune
Pour exhiber la peau d'ses burnes.

L'Père Dupanloup, devenu vieux, (bis)
Ne bandait plus qu'un jour sur deux. (bis)
S'arrachant la pine avec rage,
Il s'en fit une canne de voyage.

L'Père Dupanloup, dans son cercueil, (bis)
Bandait encore comme un chevreuil. (bis)
Avec sa pine en arc de cercle,
Il essaya d'soulever l'couvercle.

L'Père Dupanloup, au Paradis, (bis)
Voulait enculer Jésus-Christ. (bis)
- Nom de Dieu ! dit l'Père Eternel,
Tu prends le ciel pour un bordel !

L'Père Dupanloup fut tout confus (bis)
De ne pouvoir lui foutre au cul. (bis)
Branlant sa pine de part et d'autre,
Il aspergea les douze apôtres.

# Posté le lundi 06 février 2006 14:36